‹ Les martyres de la ChariteChapitre 35 sur 38 · SŒUR GINOUX DE FERMON · texte numérisé non relu

SŒUR GINOUX DE FERMON

SŒUR DEHONT

MADEMOISELLE WEAHASTELLE

Lorsqu'une de ces sublimes filles de la charité succombe, que ce soit frappée au milieu de la plus affreuse catastrophe, ou bien emportée par la plus meurtrière des épidémies, « morte au poste », voici toute l'oraison funèbre que lui réservent ses compagnes.

Et elles ont raison.

Le poste de ces admirables créatures est partout où il faut se dévouer, quel que soit le péril à courir.

Elles n'admettent pas plus la possibilité de déserter le danger, qu'un soldat de déserter son drapeau.

Et puis, la gloire périssable du monde, qu'estelle à leurs yeux?

Leurs ambitions sont plus hautes.

C'est donc d'une main délicate et discrète qu'il

Si

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Toutes trois étaient « au poste. » Au poste, elles restèrent; au poste, elles succombèrent.

Leurs pauvres regretteront sans doute ces anges gardiens dont la douce voix les consolait. Mais, bientôt, d'autres anges tout aussi compatissants , prendront la place de ceux qui se sont envolés.

Tant qu'il y aura des sœurs de charité, on retrouvera le môme dévouement, la même compassion.

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