‹ Les martyres de la vieChapitre 19 sur 83 · LE DOCTEUR DILSON EST ARRIVÉ · texte numérisé non relu

LE DOCTEUR DILSON EST ARRIVÉ

Plus de cent mille personnes affluèrent sur le boulevard des Capucines. Le soir, il y eut une bousculade formidable. Les cris de : // est arrivé! ii est arrivé! retentirent. Les voitures et les omnibus ne passaient plus.

Un immense soupir de satisfaction s'exhalait de toutes les poitrines. On se pressait les mains, sans se connaître; on s'embrassait comme si, vraiment, on eût salué le retour d'un ami longtemps attendu.

— Le docteur Dilson va partager sa fortune avec les R. En êtes-vous, monsieur?

— Oui,

— Et vous, madame ?

— Oui.

— Moi aussi !

— Nous aussi!...

On échangeait des bouts do phrases :

— Nous sommes peut-êtï?e parents. . .

— Je le crois... Ma grand'mère...

Un kiosque vola en éclats sous la poussée de la foule; le Grand Hôtel ferma ses portes, pendant qu'un millier de gamins criaient sur l'air des Lampions :

Le Docteixr!

Le Docteur!

Le Docteur!

Tandis que les agents de police luttaient contre le peuple refusant de se disperser, un homme à la barbiche rouge, vêtu d'une redingote gris fer très élégante, portant un monocle carré à l'œil droit, descendait la rue de Saint-Pétersbourg et s'arrêtait devant une affiche oii se voyait le portrait du dot^teur Dilson, précédé de ces mots :

Avis à la famille /?...

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