‹ Les martyres de la vieChapitre 40 sur 83 · LA COMEDIE DU PASSE · texte numérisé non relu

LA COMEDIE DU PASSE

La douairière Anne de Beaulieu vient de s'asseoir dans le salon ; sœur Angélique prend place à ses côtés, tandis que le docteur Dilson reste debout, les yeux fixés sur la tapisserie.

Une voix s'élève de la salle à manger.

— Mon fils Horace est-il rentré de la chasse ?

— Oui, madame la marquise... Monsieur le comte est dans le parc avec M'"' Blanche et M. Pierre Roussellier.

- — Ferdinand, c'est l'heure du déjeuner... Sonnez la cloche...

Une cloche tinte. Les vantaux des portes s'entr'ouvrent, comme tirés par des mains invisibles. *

Alors, dans la salle à manger, apparaissent quatre personnages assis autour d'une table : une dame âgée, une toute jeune fille et deux jeunes gens.

La dame âgée porte une robe de soie noire. Sur sa tête, une pointe de dentelle de même couleur ; à son cou, pend un camée serti de vieil or. La jeune fille est vêtue d'une robe claire ; sa noire chevelure est ceinturée d'un ruban de velours bleu.

Les jeunes gens ont des fleurs à la boutonnière de leur redingote.

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