EPILOGUE
Français du Nouveau-Monde, allez votre chemin.
Vicror Dx LaPRADE.
Et mon regard perçant les ténèbres des âges
Relisait du passé les glorieuses pages ;
Et j'étais là pensif devant ces souvenirs
Et les rèves brillants qui neigeaient sur ma tête
Me peignaient, comme un prisme où le Ciel se reflète, La gloire des Martyrs.
Et je crus voir passer, superbe météore, Un ange qui versait du couchant à l'aurore Une riche moisson de fleurs et de lauriers.
Dans les airs qu’il embaume il balançait ses ailes, Et s’il les secouait, des gerhes d'étincelles En pleuvaient par milliers.
11 planait sur le sol de la Nouvelle-Frane ;
Et sa main déversant la divine semence
Fécondait aussitôt les immenses déserts.
I] brisait sans pitié les tribus de sauvages,
Et ceux qui survivaient à ces tristes ravages Versaient des pleurs amers.
Et pendant qu'au seul bruit de ses verges magiques
I! chassait leurs faux-dieux, Manitous fantastiques
Qui fuyaient éperdus vers des bords désertés,
Son souffle fort, courbant les forêts gigantesques,
Faisait surgir du sein des vallons pittoresques D'apulentes cités.
Son pied qui des tombeaux remuait la poussière,
Faisait jaillir soudain dans des flots de lumière
De vastes hôpitanx et de riches couvents.
Où sont mort des Martyrs, s'elevaient des Eglises
Dont.les clochers hardis tournaient leurs flèches grises : AUX UN un
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« Qui nitont leur foi contre toutes atianités « Ne coula pas en vain.
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