‹ Les Martyrs de la Libre PenseeChapitre 44 sur 44 · PORTRAIT DE NAPOLÉON I · texte numérisé non relu

PORTRAIT DE NAPOLÉON I

parce que, dans la voie que Napoléon s'était tracée, il lui était imposé par la nécessité.

La nation française était engagée dans une lutte acharnée pour établir le règne de la liberté et du droit, et dans cette lutte elle avait déjà versé le plus pur de son sang... A peine la conscience de soi-même commençait-elle à poindre dans cette nation, que la direction suprême des affaires tomba — je ne veux pas rappeler par quels moyens — entre les mains de cet homme. Il avait vu autour de lui bien des images de la liberté ; cette idée ne lui était donc pas tout à fait étrangère. S'il y avait eu le moindre rapport entre elle et sa façon de penser, si elle avait pu faire jaillir dans son esprit la plus légère étincelle, il n'aurait pas supprimé le but, mais cherché le moyen. Il n'aurait pas manqué de comprendre que ce moyen était de former la nation française à la liberté par une éducation régulière, qui aurait peut-être duré plusieurs générations.... Voilà ce qu'il eût fait, s'il y avait eu en lui la moindre étincelle d'un bon sentiment. Il n'est pas nécessaire de rappeler ici ce qu'il a fait dans le sens contraire, et comment, en rusant et en guettant l'occasion, il a frustré la nation de sa liberté ; on voit trop que cette étincelle n'a jamais brillé en lui.

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