S. Augustin, Adu. Judaeos, §§ 6 et
XXVIII Les Martyrs
L'observation du sabbat donnait lieu à des reproches que l'ardente parole des prophètes faisait terribles. Ils n'observent le sabbat, avait dit Ezéchiel, qu'en le profanant *. Les Juifs d'Afrique se livraient en ce jour à leur penchant pour l'ivrognerie, la débauche et les danses lascives^. L'état d'abjection privée allait de pair avec l'abjection politique et religieuse. Tandis que les Juits étaient exclus des légions et de tous grades et honneurs^, les chrétiens réalisaient chaque jour plus exactement la parole prophétique. C'était un empereur de leur religion qui était assis sur le trône, vêtu de la pourpre, couronné d'or*; combien cet état différait de celui de la Synagogue ! mais les temps étaient révolus où cette substitution devait s'accomplir et dont les Livres saints contenaient l'annonce lorsqu'ils faisaient voir Jacob substitué à Esaû, et ce même Jacob épris de la jeune Rachel, figure de l'Eglise, pour laquelle il délaissait Lia aux yeux chassieux ^.
La question de savoir si le Verbe av^it collaboré à la création paraissait résolue par l'emploi du pluriel : Faciamus hominem'^, que Dieu avait employé lorsqu'il créa l'homme. « Sur ce point, dit saint Justin, voici la vérité : c'est que le Fils était avec le Père avant la création et que le Père conversait avec lui '. »