‹ Les martyrs (volume 2)Chapitre 25 sur 117 · Talm. de Jérusalem, Sanhédrin, m · texte numérisé non relu

Talm. de Jérusalem, Sanhédrin, m

5. Talmud de Babyl., Kidduschin, 40 b ; Sifra sur Deutéron. xi, 13 ; Midiasch sur Cant., ii, 14.

6. Talm. de Jérusalem, Schebiith, rv, 2. — Graetz, /oc cit., t. IV, p. 170 suiv., 463 suiv. — Derenbourg loc. cit., p. 426, note 2.

7. Talm. de Babyl., Baba bathra. lO b ; Midrasch, Koh.. ix, 10; Sifra sur Léuit, xxvi, 19 (Derenbourg, loc. cit., p. 422-422). On les identiGe d'ordinaire, dit Renan [loc. cit. p. 217, note 5) avec Juliaaus et Pnppus.

S. i.KNAN, loc. cit., p. 217-218.

Préface XLV

de ces martyrs ne peut être fixé, mais il est probable qu'il fut assez élevé, étant donnés l'étendue des massacres et le nombre de juifs vraiment religieux existant encore avant la disparition de tant d'écoles talmudiquesqui mêlaient une solide vertu à de puériles préoccupations; cependant, on peut l'affirmer sans trop de crainte d'erreur, la foule resta étrangère à ces sentiments, « elle renonça à l'héroïsme, et se i endit le martyre inutile par ces habiles distinctions entre les préceptes que l'on peut transgresser afin de sauver sa vie et ceux pour lesquels il faut souffrir. De là un singulier spectacle : le judaïsme qui avait été la source du martyre dans le monde, en laisse désormais le monopole aux chrétiens ^, si bien qu'on vit même, dans certaines persécutions, des chrétiens se faire passer pour juifs afin de jouir des immunités du judaïsme -. Le judaïsme n'eut de martyrs que pendant qu'il fut révolutionnaire ; dès qu'il renonça à la politique, il se calma tout à fait, et se contenta de cette tolérance, confinant à l'indépendance, qu'on lui accordait •^. Le christianisme, au contraire, qui ne s'occupa guère de politique, compta des martyrs jusqu'au moment où il devint triomphant » *, et il n'a pas cessé d'en compter depuis.

Chez Israël, le martyre n'exista jamais, les martyrs

1. S. Justin. Dial. cum Tryph., 39. Cf Celse, dans Origèse, Contra Cels., 1. V, c 25-41.

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