Jean, x
4. Lémann, Valeur de lAsaeinblée qui /iiuiiotn-a la peine de mort contre Jésns-Christ (Paris, 1876, in-S"), p. 32.
Préface Lxxni
Synagogue. A cette période semble se rapporter un fait caractéristique, le silence de Jésus pendant la scène de l'accusation delà femme adultère, son affectation d'écrire son jugement afin de souligner l'interdiction d'enseigner qui l'avait frappé' ; on peut aussi attribuera la sentence de Cherem le silence de Jésus dans jes synagogues avant la guérison de l'aveugle-né". Le troisième degré de l'excommunication (^Schammata)^ entraînait la peine de mort: chacun avait droit de courir sus au condamné, qui ne pouvait trouver de salut que dans la fuite. Il est vraisemblable que la sentence de Schammata contre Jésus fut rendue par le grand conseil dès le 28 tisri de l'an 33 (24 octobre), puisque, ce jour-là, les Sanhédrites envoyèrent les valets du Temple se saisir de Jésus * ; leur expédition n'eut pas de succès ; mais le lendemain, et après la guérison de l'aveugle-né, on essaya de lapider le Maître', qui dut mettre sa vie en sûreté et se retira par delà le Jourdain. Ce fut avec une pleine connaissance du péril auquel il s'exposait qu'il repassa le fleuve à l'appel des sœurs de Lazare ; son entourage ne se faisait pas non plus d'illusions*^. La résurrection deLazaremit le comble au ressentiment. Scribes et pharisiens se crurent bravés, et s'étant réunis le jeudi, 19 février de l'an 34, chez le grand prêtre Caïphe, « ils cherchèrent depuis ce moment