Breviarium Romanum a Paulo tertio recens promulgatum
(Paris, 1538, chez Yolande Bonhomme). Swr l'influence du bréviaire de Quignonez sur le Book of common prayer, cf. F. A. Gasquet et Edm. Bishop, Eduard VI and the book of common prayer (Londres, 1890;, p. 29suiv.
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lédigces en style barbare et dépourv-ues de grâce et de noblesse, au point de provoquer le mépris et la raillerie de ceux qui les lisaient; aussi de ce côté il n'avait rien pardonné, et désormais tout était poli, grave, fondé sur l'histoire ecclésiastique et les auteurs sûrs et sévères ; omnia sunt cultiora, graviora et ex historia ecclesiastica, et auctoribus prohatis gravihuaque decerpta. Il s'en faut néanmoins que la critique du cardinal Quignonez fût irréprochable ; on voudrait que ses sources fussent moins abondantes, sauf à être moins littéraires; c'est ainsi que Platina et Mombri/o auraient pu être écartés avec avantage en ce qui touche la vie des papes et la vie des saints. Quinze années après, les pères du concile de Trente étaient saisis d'un projet d'abolition du bréviaire de Quignonez. L'auteur, Jean d'Arz, théologien espagnol, reconnaissait que « plusieurs légendes des vieux bréviaires demandaient à être réformées », mais il déplorait qu'on en eût tant rejeté sur des prétextes insuffisants, qu'on en eût conservé d'autres qui n'étaient pas mieux établies *. Le mémoire de Jean d'Arz était daté du l»"" août 1551, et le 8 août 1558 un rescrit du pape Paul IV décidait que le permis de réimpression du bréviaire de Quignonez était périmé. Tandis qu'il n'était encore que Pierre Carafa, évcque de Chieti, le futur Paul IV avait manifesté vivement son mécontentement de l'ouvi'age de Quignonez, qu'il déclarait » inconvenant et contraire à la forme antique ^ », et son dégoût pour le vieux bréviaire romain dans lequel il déplorait l'inélégance du style, l'intrusion d'auteurs suspects, comme Origène, et « tant de légendes indignes de foi » *. Le travail de critique qu'il entrevoyait avait été entrepris, et le pape Clément VII, averti de ce projet, écrivait par bref à Carafa pour le féliciter d'avoir, « pour l'honneur du culte divin et de la religion, conçu le dessein de ramener l'office divin en usage dam
1. De nuoo hreviario foUendo consultatîo... D. J. Joannes de Arze presbyter pallantinusprofessionetheologus, en manuscrit, cod. Vatican. 'W78, et dans Roskovany, Coelih. et Breviarium,i. V, p. 635-720. Cf. Batiffol, /oc. cit., p. 227 ; B/eumf.r, loc. cit., p. 403.