Id., ibid
Préface cxxv
principale aux nocturnes de l'office canonique ; que pour les livres des Pères on en revînt au canon du pape Gélase, et que le vénérable Bède lui-même fût, en vertu de ce canon, exclu du lectionnaire. Il consent à y voir les légendes de saint André, de saint Laurent, de saint Clément, de saint Sébastien, des saints Jean et Paul, de sainte Cécile, de sainte Agathe, de sainte Agnès..., parce qu'elles appartiennent, comme leurs répons, à l'ancien usage romain * ; mais les évangiles et actes apocrj'phes des apôtres, condamnés par le pape Gélase, mais les actes de saint Georges, de sainte Marguerite, de sainte Barbe, de sainte Catherine, a œuvres apocrj'phes, méprisables et remplies de « récits incro3'ables », et tant de passions d'autres saints que des prêtres recueillent çà et là avec une dévotion sans discernement, ne sauraient être lus à l'office sans danger 2. »
Au xvie siècle, une nouvelle réforme du bréviaire fut entreprise, sur l'initiative du pape Léon X, par l'évêque de Guarda Alfiei'a. Le nouveau bréviaire s'annonçait comme devant être plus abrégé que le précédent, commode et purgé de toute erreur : hreviarium ecclesiasticum longe breviiis et facilius redditum et ah omni errore purgatiim prope diem exibii. Cette tentative sombra avec tant d'autres desseins dans la catastrophe de 1527. Peu d'années plus tard paraissait le bréviaire du Cardinal Quignonez, qui signalait dans son épître dédicatoire les défauts de l'ancien bréviaire auxquels il prétendait porter remède ; il disait entre autres choses : <( Les histoires des saints placées dans les leçons, sont écrites d'une manière si inculte et si négligée, qu'elles semblent n'avoir ni autorité ni gravité '. » Plus loin, Quignonez observait que les anciennes légendes étaient en grand nombre
1. Voyez ce qui a été dit plus haut sur l'usage romain au temps de saint Grégoire I*^
2. RA.DULPH. loc. cit., prop. 12. Cf. P. Batiffol, /oc. cit., p. 209 Buiv.