Cité par l'auteur du Précis historique, p
de conciliation, quelques fanatiques irréductibles tramèrent un nouveau complot et préparèrent dans l'ombre la reprise des hostilités. Il en fut averti par un espion ' ; les principaux coupables, parmi lesquels Ravanel et Catinat, furent pris, jugés et exécutés à Montpellier, au mois d'avril 1705. D'autres chefs camisards eurent bientôt le même sort.
Le 18 mars 1706, le duc de Berwick, nommé maréchal de France et envoyé en Espagne, fut remplacé par le duc de Roquelaure - qui, à son tour, parcourut les Cévennes et exigea le désarmement absolu de tous les nouveaux convertis.
Un auteur protestant résume d'une façon assez cavalière les événements de cette dernière année de la guerre cévenole : « Tout se borna pendant cette année, dit-il, au massacre de quelques prêtres, dans les Cévennes, du côté des Camisards, et au supplice de quelques-uns de ces derniers, de la part des puissances ^. »
De 1706 à 1709. — Après deux ans d'un calme relatif, 1707 et 1708, il y eut encore quelques tentatives de révolte dans le Vivarais, voisin des Cévennes des Camisards. Elles furent réprimées sans trop de peine : Claris et Abraham Mazel, et quelques autres furent pris et exécutés.
Bibliographie. — I. — Manuscrits : Histoire des troubles des Cévennes, par l'abbé Valette, prieur deBernis. Bibl. de Nîmes, ras. concernant les Camisards, 2 vol., ms. n" 13.848. (Citation : Ms. Valette.) — Relation de ce qui s'est passé à Calvisson pendant le séjour des Camisards, en 170i-. Bibl. de Nîmes, n" 13.847. (Citation : Ms. de Calvisson.) — M. Germain dans les Mémoires de l'Académie de Montpellier, Section des lettres, t. VI (1875), pp. 71-86. — Une histoire de la famille de Cabiron, conservée au château de Saint-Etienne-Vallce-Française. (Citation : Ms. de Cabiron.) — Divers manuscrits, propriété de M. l'abbé P. Fourcher, curé de Saiut-Martin-de Boubaux, diocèse de Mende, utilisés par M. J. Couderc. — Relation du massacre que les fanatiques firent à Saint-Seriez et à Saturargues, le 20 sep-