‹ Les martyrs (volume 4)Chapitre 25 sur 59 · Quatrième lettre du prieur de Mialet, octobre · texte numérisé non relu

Quatrième lettre du prieur de Mialet, octobre

2. Quatrième lettre de Vidal, prieur de Mialet. La Baume dit : « Le curé de Deaux, qui se trouvait à Ners, chez ses parents. » (La Baume, p 66.} — V. L'Ouvreleul, t. I, p 94.

Quelques victimes des Camisards 35

D'après M. Rescossier, « dès que le consul de Ners se vit entre les mains des fanatiques : « Je sais, leur dit-il, que vous me cherchez ; me voici prêt à mourir pour la religion catholique. » Ils voulurent lui donner la vie s'il reniait la foi. Il leur répondit qu'il ne leur demandait point la vie, mais seulement le temps d'offrir sa mort à Dieu; ce qui lui ayant été accordé, il fit sa prière, et, après des actes fervents des vertus et les plus héroïques, il fut égorgé par ces scélérats *. »

« Vendredi matin, 16 du mois de novembre, on trouva dans la paroisse de Mialet un pauvre soldat de bourgeoisie de la compagnie dudit lieu, que ces malheureux avaient tué la même nuit, sur les 9 heures du soir, à coups de fusil. Il avait trois balles au travers du corps. Après qu'on l'eut déshabillé, on mit le feu à sa chemise, qui se brûla entièrement, à la réserve du cou et d'une partie de la corde avec laquelle on lui avait lié les bras, l'ayant trouvé en plein jour, lorsqu'il allait travailler de son métier de tailleur à un village de la campagne ^... »

Près de la verrerie de la Rouvière, du côté de Bragassargues, les camisards s'emparèrent d'un catholique qui allait à Anduze, « ils l'attachèrent sur son âne, le conduisirent à la verrerie et le tuèrent à coups de hache.

ce En allant de Bragassargues à Sérignac, ils prirent pour guide un rentier d'une maison de la campagne avec son valet.

« Ils les brûlèrent tout vifs dans l'église ou à l'entrée de l'église, avec tout ce qu'il y avait de combustible dans icelle ^.. »

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