Cf. aussi Brueys, t. III, p. 48, édition de
Quelques victimes des Camisards 39
tira un coup de fusil, si bien qu'il a péri par le feu ; l'autre reçut en même temps un coup de fusil et quelques coups de hache sur la tête et sur le cou * . »
« Le 12 décembre (nuit du lundi au mardi), une bande a brillé l'église et la maison de M. le prieur de Peyroles, et son pauvre père, après avoir été massacré, a été brûlé dans son lit.
« Ces osards, dit le manuscrit, brûlèrent le sieur Gauthier, père du prieur, après lui avoir baillé un coup de hache au col. »
Le prieur de Mialet écrit encore, quelques jours après :
((. Vendredi dernier, on trouva un pauvre homme de la montagne mort, les bras attachés par derrière, dans la paroisse de Gaujac qui n'est qu'à une petite demi-lieue d'Anduze ; il avait un coup de sabre au milieu de la tête et sept coups de baïonnette dans le corps ^. »
« Après avoir brûlé les églises de Générargues et de Saint-Sébastien, les camisards allèrent le dimanche, sur les 11 heures du soir, à Mialet, où ils ont fait de plus grands désordres qu'ailleurs. Comme ils avaient résolu de faire périr tous les anciens catholiques qui n'avaient pas encore quitté leurs maisons ni le lieu, ils prirent toutes les précautions nécessaires pour bien réussir...
« Ils allèrent visiter premièrement les maisons des anciens catholiques. Malheureusement, ils en surprirent trois auxquels ils attachèrent les bras par derrière... Cela fait, ils allèrent à la maison du maître d'école, qui avait déjà pris la fuite par une porte de dehors qui répondait à la campagne, et qui s'était caché parmi des choux. Ayant aperçu, à la faveur de la lune, des sentinelles et un corps de garde à quatre ou cinq cents pas