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cxrw Les Martyrs
condamnés revenait à Yofficiiim. Nous voyons, aussitôt après l'exécution de sainte Agathe, le juge se rendre avec Vofficium dans la maison de la martyre faire l'inventaire de ses meubles et immeubles*.
Les condamnés à mort n'étaient pas les seuls qui fussent frappés par la confiscation. Un décret de 258 prononce cette peine contre plusieurs classes de fidèles : les îténateurs, les chevaliers romains, les femmes de même rang et les chrétiens de la maison de César*. Les fugitifs n'évitaient pas la ruine : « Pendant un an, les possessions des contumaces, est-il dit au Digeste, sont placées sous séquestre, elles sont ensuite confisquées'. » Saint Cyprien, qui avait dans son église un grand nombre de fidèles atteints de la sorte, estimait que ce dépouillement total consenti pour la conservation de la foi était le second degré dans le martyre ^. Cet évêque avait donné l'exemple du détachement de tous les biens. On a conservé le détail de ce qui se passa alors. On voit que la saisie légale était précédée d'un avertissement colporté par le crieur public sous la forme suivante : « Quelqu'un détient-il ou possède-t-il quelque part des biens de Gaîcilius Cyprianus, l'évêque des chrétiens ^ ? »
Les biens saisis étaient mis sous scellés. Les scellés apposés consistaient en bandes de pourpre portant des inscriptions.
1. Acta S. Agathae, § 14. Cf. C. 7 De bouis proscriptorum (Cod. Theod.. IX, 42).