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XXV. — L INVENTAIRE — LA CONFISCATION

Les biens des coupables de lèse-majesté étaient confisqués. Ceux des chrétiens, assimilés à cette catégorie de condanuiés, avaient le même sort. Il en fut ainsi pour le martyr Léonide, père d'Origène^ Des actes de valeur discutable font allusion à la confiscation. Un assesseur d'Almachius dans le procès de Valérien, le mari de sainte Cécile, lui tait observer que si on ne s'y prend de suite, la fortune de l'accusé aura bientôt disparu en prodigalités*. Ce n'est là qu'une allusion, tandis qu'on peut citer nombre défaits aissurés^. La confiscation frappait le condamné dans sa postérité, qui n'avait aucun recours sur l'héritage paternel. On croit, avec quelque raison, retrouver une allusion à cette jurisprudence dans plusieurs formules d'adjuration : « Epargne tes enfants et ta femme », et ailleurs : (.( Souviens-toi de ton fils et évite de grands maux. Songe à toi-même, à ta famille, à tes biens et à tes enfants *. » Dans ces heures d'angoisses, Léonide reçut de son fils Origène des billets dans lesquels l'enfant le conjurait d'être martyr : a De grâce, père, lui disait-il, ne renie pas à cause de nous ^. »

Le soin d'inventorier et de saisir ce que laissaient les

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