LE MAKTVRE DE SAINT JACQUES
l'IlLMlER ÉVÉQUE Dlù JERUSALEM .i JÉRUSALEM l'an Gj
Jaci^ues fiit sacilflé ^ la haine d'Aruic le Jeune, cinquièiuc lils d'Anne, le grand-prêtre qui avait contribué plus que personne Il la mort de Jésus, et grand-prêtre lui-même. Hanan le Jeune ou Anne était un homme hautain, dur, audacieux. < '.était 1.1 fleur du sadducéisme, la complète expression de cette >ectc cruelle et inhumaine, toujours portée à rendre l'exercice do l'autorité insupportable et odieux. Jacques, frère du Sei- •jncur, était connu dans Jérusalem comme un âpre défenseur des pauvres, et un prophète à la façon antique, on l'avait surnommé le Juste et il se montrait un des plus exacts observateurs qu'il y eût alors de la Loi. On avait une grande admiration pour ce vieillard (il avait, dit-on, quatre-vingt-seize ans «[iiand il mourut), qui pratiquait la vie des ascètes dans toute <a rigueur : abstinence des nazirs, abstention dé tout breuvage enivrant et de la chair des animaux, ne coupant jamais ses cheveux, s'interdisant les onctions et les bains, ne portant jamais de sandales ni d'habits de laine et se vétissant de simple toile. On le voyait toujours prosterné dans le temple. Ses genoux avaient contracté des calus comme ceux des chameaux. Hanan résolut sa mort.
BoLL., AcTMk. SS. I mai. — Koessing, Dissertatio de anno quo mortem obierit Jacobus fratcr Domini, 1857. — Luchini, Atti #inc(îrt (1777), pp. aai-6. — Ruinaiit, Acta Martyr, sine. (1689), x-5. — Re5aw, Origines du Christianisme, passim. Voyez l'Index général, pp. lao et guiv. Avec les réserves ordinaires quand il b'^iijil de cet au leur. — Stilting, S. J., dans Acta SS. Dis-
sertatio de fralribus Domini Jacobo, Josepho, Juda et Simone qua quseritur an allas ex illis faeril inter xn Apostolos (1767), scplemb. vr, p. i-xxii. — Tille'mokt, Mém. h. e. (iGgS), i, 365-83 ; 610-689, app. (19 p), ■ — Mombeut, James the son of Alpliaeus and James the brothcr of the Lord are they idenlical ? dans Princet. Rev. (i8G5), xxxa^t, i. — Schak, Dos Verhaeltniss des Jacobus Braders des Hem Za Jakohiis Alphai (i8/i3), 8*, 99 PP- — 1^6 plus on peut consulter les introductions aux nombreux commentaires à l'opître qu'il a écrite. — Le récit que l'on donne ici est un fragment conservé par EusÈBE, Hist. eccL, 11, 28, du livre V des Ilypomnemata d'Hégésippc, auteur de la seconde moitié du second siècle (vers 180), sorte de touriste primitif, qui circulait dans les diverses églises dont il recueillait sur place les traditions