LE MAKTYRE DE SAINT JE\N
Tertullien (ouvr. cité)
0 liPTirpuso I^glisft de Rome,... où Jean, plongé dans l'huile bouillante, n'y rogut aucun mal, et fut relégué ^ensuitej dans un» île.
Saint Jiîrome {De Viris illustribus, 9) * ■= la mort de Domitien et l'annulation des édit. „SeÎ>n Snt sous le gouvevnen^ent de Nerva, Je.n put regagner la ville d'Epbèse.
LES MAinVRS DE L'ASU: MINEURE ET DE BITHYNIE
sous DOMITIEN
Tout ce que l'on sait sur ce sujel se réduit h quelques vagues désignations et un seul nom. L'Apocalypse et la Lettre de Pline à Trajiin sont les deux seuls documents qui fassent allusion auK elTels de la persécution en Asie-Mineure et en Bithynie. Les Actes de saint Ignace sont trop postérieurs pour donner au renseignement qu'ils nous fournissent sur le même sujet ime égale autorité; néanmoins ils sont recevables, et nous sommes, d'après ces piôces, autorisés à étendre la persécution de Domitien à tout le littoral de l'Asie-Mineure : à Anlioche, en Syrie; à Sniyrne, en Lydie; à Pergame, en Mysie ; et au nord, sur les ri\es du Pont-Euxin.
iNous savons le nom d'un martyr à Pergame, Antipas, « lequel parait avoir soulfert près du fameux temple d'Esculape, peut-être dans un amphilliéàtre en bois non loin du temple, à propos de quelque fête »>. Quant aux apostasies de Bithynie dont parle Pline, il est permis de les reporter à la persécution de Domilien. La lettre à Trajan peut dater de la fin de l'année lia, c'est-à-dire dix-huit ans après la persécution. Or Pline fait remontrer les apostasies qu'il relate à une vingtaine d'années auparavant.
(AsiE-MiNELHE.)
Apocalypse, vi, (>-ii; ix, 4; ii, 9-10, i3. — Acta Ignatii, cdition Fl'wk, t. IL p. a6o. — Tillemoîit, .V/ém., t. II, note II sur la fKThtciilion de Domiti^n. — Renan, Origines dn Chrislianisine, %. IV, p. itiS ut»uiv. 11 rax^purlc ces iiiuii^ràà la perbéculiuu d«
Néron afin de les faire rentrer dans son syslcnie c)iro[iologi<|iie (aujourd'hui généralement abandonné. Voy. Haknack, Gesch. der altchr. Litt., t. II, p. i45). — P. Allard, Hisl. des Perséc, t. I, p. ii4 et suiv. — BoLL., ApriL, II, 3.
fBiTHYNIE.]
Pline, Epist. X, 97. — Pour la discussion de Pline, voyez : lliERAUEU, dans Budinceu, Untersuchungen zur roemischcn Kaiscr- (jeschichte, I (1868), p. ii3, 126, note 2. — Mommsen, dans Vllerinès (18681, p. 59. — Le même. Etude sur Pline le Jeune, trad. MoKEL (1873), p. 70 (Bibl. de l'Ec. des Hautes-Etudes, XV' fasc. (1873), p. 25-3o, 70-73). — Keil, PUnii. Episiotœ (Leipzig, 1870). — Noiu. Desvergers, Comptes rendus de VAcad. des Inscr. (186O), p. 83-84. — Biograph. gén., art. Trajan, col. ôgS-ôgG. — Renan, Origines du Christianisme, V, p. 472. — P- Allard, Hist. des Perséc, t. I, p. ii4 et suiv.
AsiE-Ml?lEURE
J'ai vu sous l'autel les âmes de ceux qui ont été tués à cause de la parole de Dieu et du témoignage qu'ils ont rendu. — Je Ads aussi les âmes de ceux à qui l'on avait tranché la tête pour avoir rendu hommage à Jésus, et pour avoir annoncé la parole de Dieu. — Je connais tes tribulations, dit le Seigneur à l'ange de l'Église de Smyrne. Ne crains rien des choses que tu dois souffrir. Voici c[ue le diable va envoyer quelques-uns d'entre vous en prison, afin que vous soyez tentés, et vous souffrirez une tribulation qui durera dix jours. — Et à l'ange de l'Église dePergame : Je sais en quel lieu tu habites, en quel lieu siège Satan ; je sais que tu restes fidèle à mon nom et que tu n'as pas renié ma foi. Et dans ces jours s'est montre mon témoin fidèle Antipas, qui a été tué chez vous, où Satan
habite.
(Apocalypse.)
Ignace, successeur d'Evode sur le siège d'Antioche, gouvernait cette Église, qu'il avait conduite jadis comme un sage pilote, pendanL les tempêtes et les persécutions. 11
Les Martyra de l'Asie- Mine arc et de BiUiynic ^7
uppos.'xil aux assauts ses prières, ses jeùiu s, la force de sa j.injlo ou la purelé de sa doctriin;, et détoutiiail 1(! péril par la liTuielé de son ànie, car sa piiucipjde crainte élaitdc voir surcomber la faiblesse ou l'exlrènie naïveté de quelquesuns. ^'o^anl l'orage apaisé, il se réjouissait.
(Martyre de saint Ignace.)
BlTHYME
Quelques individus, dit Pline, noTumcs par le doni^ncialeur, ont avoué (jirils étaient chrétiens, et bi(Milol ils ont nié qu'ils le fussent. Ils avouaient qu'ils l'avaient bien été, mais ils assuraient qu'ils avaient cessé de l'être, les uns il y n trois ans, d'autres depuis plus longtemps encore, certaius mcQie de^juis vingt ans.
(Lettre de Pline.)
LE MARTYRE DE SAIMT SIMËON