ÉVÊQUE DE JÉRUSALEM A JÉRUSALEM, LAN IO
Siméon, fils ou petit fils de Cléopas, et cousin du Sauveur, était âgé de cent vingt ans. Depuis quelques mois on avait provoqué dans diverses villes de Judée des mouvements populaires dirigés contre les chrétiens. A Jérusalem, la haine des Juifs fit cause commune avec celle des hérétiques ébionites, esséens, elliasaïtes, dont plusieurs étaient à peine chrétiens. Ces malheureux dénoncèrent l'évoque au double titre de chrétien et de descendant de David. Déjà, sous Domitien, l'autorité romaine avait poursuivi quelques pauvres gens apparentés à l'ancienne famille royale, mais ces poursuites s'étaient vite arrêtées devant l'inanité de l'accusation ; sous Trajan, on reprit l'affaire, et la double accusation intentée contre le vieil évêque fut accueillie par le légat consulaire de la Palestine ïiberius Glaudius Atticus.
HÉGÉsïPPE, Hyponuiemata, dans Eusèbe, Hist. ecclés., III, 3a. — BoLLAND., Conun. hist., dans les Acta SS. (i658), févr., III, 53-5 (3* éd. 54-7). — LuGHiNi, Att'i sincerl (1777), I, aSS-g. — Renan, Origines da Chrislianisme, t. V, p. /igô et suiv. — Ruinakt, Acta sine. (1689), p. 7-8. — TiLLEMONT, Mein. h. e. (1C94), II, 186-90, 576-6. — P. Allard, Jlist. des Perséc, t. I, p. 177. — Liguti-oot, Ignatius, I, i5, ai, suiv., Sg, 58, 60, 66; II, 443-449; Epistle to Ihe Galalians, p. 262. — Mill, Pantheistic Principles, pp. 234, 238, a53. — BuuTON, Lectures on Eccl. Hist., vol. I, p. 290, 34i, 367; II, i4, 17. — On a voulu faire de Siméon l'auteur de la Didachè (Spenge), mais cette attribution paraît peu probable.
Le martyre «te sfiint Siméon 49
Martyre de saint Siméo>
Parm\ ces hérétiques, il s'en trouva qui accusèrent Snucon, fils de (llopas, d'appartenir à ia famille de David
t d'être chrétien. Siniéoii subit le martyre à l'à^'c- de ccnl vingt ans, sous le règne de Trajan Auguste et l'administration d'Allicus, légat consulaire pour la Syrie. Simcon lut donc appelé à comparaître devant Atticus, et torturé pondant plusieurs jours de la façon la plus cruelle. Il ne !.ii>>a pas un instant de confesser sa foi, à ce point qu'Atli( us lui-même et tous les assistants admirèrent grandement son courage, étonnés qu'un homme âgé de cent vingt
[1^ put supporter de si nombreuses tortures. On finit par !> mettre en croix.