‹ Les martyrsChapitre 125 sur 147 · Les Maki \ us. — T · texte numérisé non relu

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readait une merveilleuse vigueur. Il fut donc traîné au tribunal. Son corps, ruiné par l'âge et la maladie, était prêt à défaillir, mais son âme restait forte afin que par elle le Christ fût vainqueur. 11 fut conduit au triijunal par les soldats, accompagnés des autorités de la ville, et d'une foule qui criait entre autres choses que ce vieillard était le Christ luimême. Le légat demanda à Pothin quel était le Dieu des chrétiens : « ïu le connaîtras si tu en es digne », répondit le vieil évêque. On l'emmena, et sans respect pour son âge, on le roua de coups ; ceux qui pouvaient l'approcher le frappaient avec les poings et les pieds, les autres lui lançaient ce qui leur tombait sous la main. On aurait cru commettre une faute et une impiété si l'on se fût abstenu de prendre sa part d'impudence envers le malheureux. On croyait par là venger l'injure faite aux dieux. Le vieillard fut jeté demi-mort dans un cachot ; il expira deux jours plus tard .

Alors éclata l'intervention spéciale de Dieu et la miséricorde infinie du Christ ; le cas était rare parmi nous, mais, par la sagesse et l'insinuante bonté de Jésus-Christ, il n'était pas cependant sans exemple. Tous ceux donc qui, depuis la première arrestation, avaient renié la foi, partageaient la prison et le régime des martyrs ; ainsi leur apostasie ne leur avait servi de rien. Ceux, en effet, qui confessaient la vérité étaient incarcérés comme chrétiens, on ne portait contre eux aucune autre accusation ; on retenait les autres sous l'inculpation de crimes d'homicide et de monstrueuses forfaitures, et leur souffrance sans compensation se trouvait plus intolérable que celle de leurs anciens frères ; car pour ceux-ci la joie du martyre, l'attente de la béatitude promise, l'amour du Christ, et l'esprit venant du Père, leur étaient un réconfort ; les apostats, au contraire, paraissaient déchirés de remords, à tel point qu'il était aisé de les reconnaître, dans les divers trajets de la prison au tribunal, à leur visage flétri et à leur altitude acca-

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l)K'r. Les confesseurs s'avançaient radieux, une sorte do ;najeslc douce et de grAce éclatait sur leurs visages, leurs . haines étaient une parure nouvelle qu'ils portaient coiiimo «nie fiancée porte les franges d'or de ses viteiucnts de noce : de leur corps s'exhalait le suave parfum du Christ, nu point que quelques-uns s'imaginèrent que les martyrs s'étaient fait oindre. Les renégats, la Icte basse, misérablement vêtus, malpropres, d'une laideur repoussante, que les païens eux-mêmes traitaient de lâches et d'ignobles, de iii«Mirtriers convaincus par leur propre aveu, avaient perdu le nom glorieux cl salutaire de chrétiens. Ce contraste -ullisait à affermir ceux qui le remarquaient. Aussi voyaiton souvent les chrétiens cpi'on arrêtait s'arranger de manière à confesser de prime abord, afin de s'ôter ensuite toute possibilité de retour.

Plus tard, on répartit les martyrs en plusieurs lots, suivant Icj genres de supplices ; ainsi les bienheureux confesseurs offrirent à Dieu le Père une seule couronne tressée de fils de nature etde coidcurs diverses. Il était juste que lésa thlè- \os jusque-là victorieux, qui avaient soutenu de rudes passes et remporté un triomphe éclatant, reçussent la couronne glorieuse d'immortalité. JMalurus, Sanctus, Biandine et Attale furent donc amenés aux bctes dans l'amphithéâtre, afin de récréer les païens par une curée exceptionnelle, donnée ce jour-là en l'honneur des chrétiens. Maturus et Sanctus subirent de nouveau toute la série des sup- I)lices comme s'ils n'avaient rien souffert auparavant, ou plutôt comme il arrive aux atl»lètes, cpii, aj)rès plusieurs victoires partielles, luttent enfin pour la couronne. Ils eurent donc à endurer les mêmes atrocités qu'ils avaient déjà supportées, les coups de fouet, les morsures des bêles qui les traînaient sur le sable, et tout ce que Je caprice d'une fuule insensée réclamait par ses cris ; puis on les avait assis sur la chaise de fer rougi, et tandis que les membres brûlaient, l'écœurante fumée de la chair rôtie remplit l'amphi-

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théâtre. Loin de s'apaiser, la fureurne faisait que s'enflammer davantage ; on voulait triompher quand même de la constance des martyrs. Cependant on ne put faire dire à Sanctus une seule parole, sinon celle qu'il n'avait cessé de redire depuis le commencement : « Je suis chrétien. » Pour en finir, on coupa la gorge aux deux martyrs qui respiraient encore. Ils avaient ce jour-là donné le spectacle, et remplacé les scènes variées des combats de gladiateurs. lUandine, pendant tout ce temps, était suspendue à un poteau et exposée aux bêtes. La vue de la vierge suspendue à une sorte de croix, et dont la prière ne cessait pas, fortifiait les frères qui livraient alors leur combat. Sa seule attitude faisait souvenir de Celui qui avait été crucifié pour notre salut, et ils marchèrent à la mort persuau.cs que quiconque meurt pour la gloire de Jésus-Christ reçoit une vie nouvelle dans le sein du Dieu vivant.

Aucune bête ne toucha le corps de Blandine. On la détacha donc du poteau, et on la ramena en prison pour une autre séance. La victoire remportée sur l'ennemi dans ces différentes escarmouches devait rendre la défaite du serpent infernal définitive et inévitable, et affermir la vaillance des frères par son exemple ; car, quoique délicate, infirme et méprisée, lorsqu'elle s'était trouvée revêtue de la force victorieuse du Christ, Blandine avait renversé son adversaire à plusieurs reprises et remporté dans un combat glorieux la couronne immortelle.

La foule réclama à grands cris le supplice d'Attale, car toute la ville le connaissait. Il s'avança, prêt à combattn la conscience forte d'une vie irréprochable ; et, en effet, solidement instruit de la doctrine des chrétiens, il n'avait cessé d'être parmi nous le témoin de la vérité. On lui tii faire le tour de l'amphithéâtre précédé d'un écriteau, sur lequel on lisait en latin : u Celui-ci est Attaky chrétien. » Le peuple écumait de rage, lorsque le légat, ayant appji que le condamné jouissait de la qualité de citoyen romain,

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onlonna de lo ramoner en prison avec les nnlres, o\ il conulla l'empereur à ce sujet et sur toute l'alVairo. On attendit la réponse.

Ce délai ne fut pas infructueux pour les prisonniers, car giàce à rindulqence dos confesseurs, la giàcc infinie du Christ se laissa voir de nouveau. En elTct, les membres «léji\ morts de l'Eglise se ranimèrent peu à peu, ceux qiii avaient i-endu témoignage eurent de la condescendance ;*ourreux (pii l'avaient d'abord refusé ; et l'Eglise, cette \ ierge-inère, courut encore une fois darw son sein les avortons qui en avaient été arrachés. Grâce aux saints martyrs, tMix qui avaient apostasie rentrèrent dans le sein de l'Eglise, où ils furent conçus de nouveau, et, maintenant que la clialeurde la vie surnaturelle circulait en eux, ils s'enlr,-iînaient à confesser la foi. Ressuscites et affermis par la miséiicorde de ce Dieu qui veut non pas la mort, niais la conversion du p'xheur et son salut, ils se préparèrent à •mparaître et à être interrogés de nouveau. La réponse de l'empereur arriva ; elle prescrivait de condamner à la peine capitale ceux qui s'avoueraient chrétiens et de renvoyer sains et saufs ceux qui renieraient la foi. Le jour de la grande foire cpii attirait une foule nombreuse et cosmopolite, le légat donna ordre de faire comparaître les prisonniers. On organisa pour la circonstance une mise en scène théâtrale. A l'interrogatoire, tous ceux qui se trouvaient être citoyens romains furent condamnés à avoir la tête tranchée, les autres furent destinés aux bctes.

Ceux qui la première fois avaient renié furent alors le sujet d'une grande gloire pour le Christ, car ils lui rendirent témoignage, contrairement à l'attente et aux désirs des païens. On les interrogea séparément en leur faisant entrevoir la liberté comme prochaine, mais ils se déclarèrent chrétiens et furent joints aux autres confesseurs. Ceux-là seuls demeurèrent à l'écart, en qui il n'y avait plus ombre ^ foi, ni de respect pour la robe nuptiale, ni de crainte de

Dieu ; fils de perdition qui, par leur lâcheté, avaient couvert de honte la religion qu'ils suivaient. Quant aux au très, ils furent tous réconciliés et réunis à l'Eglise. Tandis qu'on appliquait les martyrs à la question, Alexandre le Phrygien, médecin, qui habitait la Gaule depuis plusieurs années, et que tous connaissaient pour son ardente charité et les saintes audaces de son zèle d'apôtre (du reste, la grâce apostolique ne lui avait pas été refusée), se tenait tout prêt du tribunal et encourageait par ses gestes ceux qui étaient appelés à confesser leur foi. La colère delà foule, en voyant les apostats revenus à la foi chrétienne, fut extrême. On accusa hautement Alexandre d'être la cause de ces rétractations coupables. On l'arrêta sur place, et le légat lui demanda qui il était. Il se déclara chrétien, et fut condamné aux bêtes. Le lendemain, il fut amené avec Attale, carie légat n'avait osé le refuser (malgré qu'il possédât le droit de cité romaine) aux réclamations du peuple. Tous deux passèrent par toute la série des tourments qu'on put inventer, et, après un long combat, furent décapités. Alexandre ne prononça pas un mot, ne fit pas entendre un cri ; recueilli en lui-même, il s'entretenait avec Dieu. Quand on fit asseoir Attale sur la chaise de fer rougie et que son corps, brûlé de tous côtés, exhala une odeur abominable, il dit au peuple en latin : « Voilà bien ce qu'on peut appeler manger des hommes. Nous, nous ne mangeons pas d'hommes et nous ne faisons rien de mal. d On lui demanda: « Quel nom a Dieu ? — Dieu, dit-il, n a pas de nom comme un homme. »

Après que tous eurent été immolés, le dernier jour de la fête, vint le tour de Blandine et d'un garçon de quinze ans, Ponticus. Chaque jour on les conduisait à l'amphithéâtre afin qu'ils fussent témoins des supplices de leurs frères. Chaque jour on les amenait devant les statues des dieux et on leur disait de jurer par ces impies sinuilacres, mais ils refusaient. Cette fois, le peuple perdit toute me-

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sure ; il fut sans piti^ et sans i)nd(Mir. On fit épuiser à la pauvre fille et h son j(Mnie ami toute la hitleuse série des snppVues, qu'on interrompait de tein[)s en temps po»ir lem* dire : u Jurez ! »> On n'eu vint pas à bout. Coivime tous le pouvaient voir, l'enfant était soutenu par la douce parole de sa sœur; quand il eut achevé la série entière des supplices, doucement il rendit l'Ame.

Blandine demeurait la dernière.

Comme une mère cpn vient d'animer ses fils au combat, et les a envoyés vainqueurs, devant elle, en présence du roi ; suivant k son tour le cliemin sanglant qu'ils ont tracé, elle se prépare à les rejoindre, joyeuse, transportée à la ]>ensée de mourir, telle une invitée qui se rend au festin nuptial, j)lulùt qu'une victime condamnée aux betes. Après avoir souffert les fouets, les betes, la chaise de feu, elle fut enfermée dans un filet et l'on amena un taureau. Il la lança plusieurs fois en l'air avec ses cornes ; elle, paraissait ne rien sentir, tout entière à son espoir, à la jouissance anticipée des biens tprelle attendais, poursuivant l'entretien intérieur avec le Christ. Pour finir, on 1 égorgea. « Vrai, disaient les Gaulois en sortant, jamais dans nos pays on n'avait vu tant souffrir une femme. «

La fureur et la crn.aité contre les saints n'étaient pas satislaites. Cette populace brutple et barbare, entlamméc par la Oéte, ne pouvait plus être apaisée à volonté ; sa rage trouva à s'assouvir sur les cadavres des martyrs. La honte de sa défaite ne la touchait pas, car elle semblait dépourvue de raison et des sentiments de l'iiumanité ; la rage du légat et du peuple allait croissant comme va celle de la bùl<' féroce, encore qu'ils n'eussent d'autre raison de nous haïr, mais n'est-il pas dit dans l'Ecriture : u Que celui qui est so.iiilé se souille encore, que celui qui est juste, se justifie encore »? Les restes de ceux qui étaient morts en prison avaient et;!' jele:^ :!i:x chiens, et une garde iulétabiio de jour v\ de nuit pour tpraucmi de> ndèle> ne leur (l(>nri;U l;i

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sépulture. Quant à ce que les bêtes et le feu avaient épargné, lambeaux arrachés à coups de dents, membres rôtis ou carbonisés, têtes coupées, troncs mutilés, on les laissa également plusieurs jours sans sépulture avec une garde de soldats. Les uns frémissaient et grinçaient des dents contre les martyrs, pour lesquels ils eussent voulu des supplices encore plus raRinés. D'autres raillaient et injuriaient, ils rendaient gloire à leurs dieux et leur attribuaient le supplice des martyrs. Quelques-uns, plus humains et qui semblaient nous accorder un semblant de pitié, disaient avec ironie : « Où est leur Dieu ? A quoi leur a servi ce culte qu'ils ont préféré à la vie ? » Tels étaient leurs propos et leurs attitudes. Nous ressentions cependant une extrême douleur de ne pouvoir enterrer les corps. Nous ne pouvions pas profiter de l'ombre de la nuit, et ni l'argent ni les supplications ne purent rien sur l'esprit des factionnaires ; ils gardaient les cadavres avec acharnement, comme s'ils eussent dû gagner beaucoup à les priver de sépulture.

Or donc, les corps des martyrs endurèrent tous les outrages et furent exposés pendant six jours ; ils furent enfin brûlés et réduits en cendres, que l'on jeta dans le Rhône, non loin de là, pour qu'il n'en restât aucune trace sur la terre. Les païens croyaient ainsi vaincre la puissance du Très- Haut et priver les martyrs de la résurrection, u 11 fallait, disaient-ils, enlever à ces hommes même l'espoir d'une résurrection qui les porte à introduire dans l'empire une religion nouvelle et étrangère, à mépriser les tortures et à courir joyeusem3nt à la mort. Voyons donc s'ils ressusciteront, et si leur Dieu les protégera et les arrachera de nos mains ! »

Ceux qui s'efforçaient ainsi de copier et d'jmiter le Christ, qui, possédant la nature divine, n'a rien ravi à Dieu en s'estimant égal à lui, ces saints qui se trouvaient si élevés en gloire, qui avaient confessé leur foi non une ou deux fois, mais bien plus souvent, et qui se partageaient entre

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l'amphilhéAlrp et la prison, malgré les stigmates dn fen, la parure des ecchymoses et des déchirures dont leur corps • nlier était parsemé, n'osaient s'attribuer le titre de martyrs, !ie permettaient pas mémo qu'on leur donnât ce nom. Si jueliiu'un des fidèles, soit par lettre, soit do vive voix, les ippelait ainsi, ils le reprenaient vivement. Ce titre de martyr, ils le réservaient particulièrement au Christ, le témoin lidèle et véritable, le premier-né des morts, l'initiateur à la vi.-' de Dieu. Ils l'accordaient aussi à ceux qui avaient déjà obtenu de mourir en confessant la foi. u Ceux-là sont de \Tais martyrs, disaient-ils, que le Christ a admis à le confesser. N'a-t-il pas marqué comme d'un sceau leur confession par la mort ? Quant à nous, nous ne sommes que de modestes et humbles confesseurs. » Et au milieu d'un flot de larmes, ils conjuraient les frères d'oiïrir à leur intention de continuelles prières pour qu'ils fissent une bonne tin. Kn vérité, ils faisaient bien voir la force des martyrs, répondant aux païens avec une grande liberté et une pleine confiance, et témoignaient d'une surprenante force d'âme.

Us refusaient le titre de martyrs que les frères leur appliquaient déjà, ils s'humiliaient sous la main de Dieu, par laquelle ils sont maintenant si élevés en sa présence.

Ils aimaient à excuser tout le monde, ils ne condamnaient personne. Ils absolvaient, ils ne liaient pas.

Bien plus, à l'exemple du saint martyr Etienne, ils priaient pour ceux qui les faisaient si cruellement souffrir : « Seigneur, disaient-ils, ne leur imputez pas ce crime ! » S'il priait pour ceux qui le lapidaient, ne devait-il pas, à plus forte raison, prier pour ses frères ? Le plus dur combat fut celui qu'ils soutinrent contre le diable, poiu* le maintien de la vraie et sincère cliarité, car ils voulaient rompre le cou au serpent infernal et lui faire lâcher la proie vivante qu'il croyait tenir.

A l'égard des apostats, ils étaient sans hauteur, sans dédain, ils leur prodiguaient co qu'ils avaient, et secouraient

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avec largesse les indigents. Ils avaient pour eux les entrailles d'une mère miséricordieuse, et répandaient devant Dieu le Père, pour leur salut, d'abondantes larmes.

Ils demandèrent la vie, Dieu la leur accorda ; et ils y firent participer leurs proches et partout ils parurent vainqueurs devant Dieu. Ils avaient aimé la paix, ils nous l'avaient recommandée, ils s'en ^^ lièrent en paix devant Dieu. Ils ne laissèrent ni douleur à leur more, ni discordes ni disputes entre leurs fières, mais la joie et la paix, eti'union, et l'amour pour tous.

Alcibiade, l'un des martyrs, pratiquait un genre de vie austère, grossier ; il ne vivait que de pain et d'eau. Il voulut conserver ee régime dans la prison, mais Attale, après le premier combat qu'il livra dans l'amphithéâtre, eut à ce sujet ime vision où il apprit qu' Alcibiade avait tort d'écarter systématiquement telles et telles créatures de Dieu et que sa pratique était d'un fâcheux exemple. Alcibiade obéit à l'observation qui lui en fut faite, et désormais accepta toutes les nourritures sans distinction, en rendant sur elles grâces à Dieu. La grâce divine ne manquait pas aux martyrs, le Saint-Esprit habitait au milieu d'eux.

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