‹ Les martyrsChapitre 136 sur 147 · Arm. a I will eut short my hair and... b tte · texte numérisé non relu

Arm. a I will eut short my hair and... b tte

te montrer timide, mais souffrir avec courage I » Et Thécîa reprit : « Donne-moi le sceau du Christ, c'est la seule arme que je désire ; et la tentation n'aura pas de prise sur moi. » Et Paul lui dit : « Aie patience, Thécla, tu recevras le don du Christ. »

Paul renvoya dans sa maison Onésiphore avec toute sa famille, et prenant avec lui Thécla *, il se rendit à Antioche. A peine étaient-ils arrivés dans cette ville qu'un certain Alexandre, Syrien de nation et l'un des principaux magistrats d'Antioche, où il s'était fait un nom par les sages mesures de son administration, vit par hasard Thécla et conçut pour elle une passion violente . Il cherchait à gagner Paul par son or et ses riches présents. Mais Paul lui dit : « Je n'ai aucun droit sur cette femme dont tu me parles ; elle n'est pas à moi. »

Or, un jour, Alexandre, au milieu d'une place publique, osa la saisir dans ses bras et lui donner un baiser. Thécla résistait à cette violence, elle appelait Paul, et d'une voix épouvantée elle jetait de grands cris, etdisait : (f Ne fais pas violence à une étrangère, respecte la servante de Dieu. Ma famille occupe les premiers rangs dans Iconium, et j'ai refusé la main de riiamyris ; c'est pour cela que j'ai été chassée de ma ville. » En même temps, saisissant Alexandre, elle déchira sa chlamydo, lui enleva la couronne qu'il avait sur la téte\ et resta, aux yeux de toute la foule, victorieuse de son impudent agresseur. Alexandre, blessé dans son amour et tout honteux d'ailleurs de ce qui venait d'arriver, la conduisit au préfet. Elle avoua tout et fut condamnée aux bêtes ^ Mais les femmes qui avaient été témoins de la scène, touchées de compassion et se regardant comme frappées par cette sentence, criaient hautement à l'injustice*. Thécla, qui n'avait d'autre inquiétude que de conserver sa vertu, demanda au préfet que son honneur fût

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