Id., 1. II, c. xxvu
jt Les Martyrs
presbytérale ue reconnaît explicitement au prêtre que l'olTice d'enseigner la doctrine et d'assister Tévêque dans le gouvernement spirituel des fidèles ^ De quels Ma^ue/s faisait-il usage pour s'acquitter de sa tache ? Nous 1 ignorons, .puisque aucun écrit de ce genre ne nous a été conservé avec son titre. Toutefois, il ny a aucune témérité à supposer que la Bible, adaptée suivant les divers pays aux tempéraments des races, devait former le fond de tout l'enseignement Si l'on compare la Didachèy l'épilre de saint Clément aux Corinthiens, la lettre de saint Ircnée à Florinus, aux homélies d'Origène, on pourra se rendre compte aisément de la distance qui existe entre les différentes méthodes d'utilisation et d'exposition du texte des livres saints par les vieux docteurs du christianisme à ses débuts.
Une autre source d'enseignement se trouvait dans les Actes des Martyrs. Ces pièces étaient en possession, dans plusieurs Eglises, particulièrement en Afrique, d'une dignité liturgique officielle ^. On les lisait publiquement, le jour anniversaire de la mort des martyrs, à la messe solennelle. En ces temps le martyre n'était pas comme de nos jours une exception, c'était unemenaceet une promesse pour tous les fidèles ; c'était le caractère essentiel du christianisme, c'est-à-dire une qualité dont toutes les autres, ou du moins beaucoup d'autres, dérivaient suivant des liaisons fixes. D'après l'enseignement des maîtres, le martyre était la perfection de la charité ; l'on s'y