Hknan, Les AiJÔlres, p
Préface xli
MITÉ {littéral^ l'incendie) qui fond sur vous pour vous liPROUVKK, comme s'il vous arrivait quelque chose d'extraordinaire.
(V Mais vous unissant aii\ souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin de vous réjouir et de tressaillir un jour dans la révélation de sa gloire.
« Si vous êtes insultés au nom du Christ, vous serez heureux...
'< Qu'aucun de vous ne soit châtié comme homicide, ou voleur, ou malfaisant, ou comme avide du hien d'au- Irui.
« Mais SI l'un de vous est châtié comme chrétien, quil ne rougisse pas ; qu'il glorifie Dieu en cette qualité.
«. Car le temps vient où le jugement commence par la maison de Dieu ^. »
Ce texte dispense de toute discussion. La calamité est certaine et ses effets se réalisent au moment même dans la province d'Asie. Voilà ce que l'histoire constate. Faut-il faire coïncider ces indications avec la persécution de l'an 64, ou bien faut-il les appliquer à des vexations administratives exercées à une époque antérieure contre les Juifs? Nul ne le sait; les arguments qui se tirent du ton de 1 épître de saint Pierre, des expressions émues ou symboliques qui s'y rencontrent ont une valeur subjective, rien de plus.
Un autre texte contemporain nous apprend que, par l'ordre de Néron, « des supplices furent infligés aux chrétiens, race d'hommes d'une superstition nouvelle et malfaisante ^. « Cette phrase de Suétone ne se rattache
l.I Pétri. IV, 12-16.