I.Origènb, Contr. Cels., N'III
XLviii Les Martyr»
sont condamnés pour le même délit que les martyrs de Bithynie, 1' <( obstination ». L'arrêt est ainsi conçu : «Attendu que Speratus, Nartallus, Cittinus, Donai.;, Vestia , Secunda ont déclaré vivre à la façon des chrétiens, et, sur l'offre qui leur était faite de revenir à la manière de vivre des Romains, ont persisté dans leur obstination^ nous les condamnon^ à périr par le glaive^. » Le procès d'Apollonius, à Rome, montre que l'accusation portait sur la religion seule et qu'il n'y eut pas d'autre motif à la condamnation ^.Le règne de Commode inaugura une époque nouvelle à divers points de vue. L'Etat romain sembla se prêter à quelque indulgence à l'égard des chrétiens, et peut-être ce caprice, qui donnait le repos aux Eglises, procura-t-il une recrudescence de conversions ^. On a fait observer que cet accroissement de la (( secte )> exerça une influence capitale sur la forme des poursuites. Comment frapper de telles multitudes ? Pline écrivait à Trajan : « Suspendant l'instruction, j'ai résolu de vous consulter. L'afl'aire m'a paru le mériter, surtout à cause du nombre de ceux qui sont en péril. » Pendant la persécution du proconsul d'Asie, Arrius Antoninus, les chrétiens de toute une ville se présentèrent ensemble devant son tribunal. Quelques-uns furent mis à mort, on renvoya le reste en leur disant : « Insensés, manquez-vous de cordes et de précipices, si vous voulez mourir ^ ? »
Les persécutions du III® siècle paraissent toutes —
t. Acta MM. Scillitanomm, § 5.
2. ActaApollonii, dans Analecta Bollandiana, t. XIV, 1895, p. 284-294.