‹ Les martyrsChapitre 47 sur 147 · Lts Mahïyks. — i · texte numérisé non relu

Lts Mahïyks. — i

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voleurs, aux filous, aux souteneurs qu'ils rançonnent. Puis proclamant rinfériorité chrétienne du riche, il répète avec le Seigneur : ce Bienheureux les pauvres, car le royaume des cieux leur appartient »; eux du moins ne peuvent se racheter, ils n'ont pour payer que leur sang ^. )) Cette dialectique frénétique eut peu d'effet. Ceux qui étaient en cause continuèrent à chercher dans les Livres saints, dans saint Paul, dans les maîtres du Didascalée d'Alexandrie, dans Cyprien, dans l'évêque Pierre d'Alexandrie, la règle de leur conduite ^.

La situation des malheureux exilés volontaires eut ses douleurs. Beaucoup tombaient dans les mains des brigands, on ne les revoyait jamais ; d'autres, enlevés par les Bédouins, par les Sarrasins, disparurent pour toujours. Un de ces fugitifs, Egyptien de naissance, s'enfuit dans la Thébaïde, où il vécut et inaugura la vie des anachorètes. On vivait à la belle étoile, pourchassé, affamé, haletant ; un grand nombre pouvait s'appliquer les paroles célèbres de l'apôtre Paul : « Voyages sans nombre, dangers au passage des fleuves, dangers des voleurs, dangers de la part des Juifs, dangers de la part des gentils, dangers dans les villes, dangers dans le désert, dangers sur mer, dangers de la part des faux frères ; labeurs, fatigues, veilles innombrables, faim, soif, jeûnes, froid, nudité, j'ai tout souffert 3... errant çàetlà, vêtu de peaux

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