Acta S. Terentiani, § S (Acta SS., l" sept
Préface xcv
renaître après la mort, ne peut les préserver en ce monde ? Les chrétiens n'ont-ils pas honte d'adorer un homme ignominieusement souitlelé, crucitié, un homme que ses disciples ont abandonné à l'heure du péril ?
u On raillait les iidèles sur leur foi en une vie glorieuse ; sur l'espoir de la récompense céleste que la flagellation devait leur mériter ; sur la folie d'attendre une couronne, alors que leur tête serait tombée. (( Je vais, disent les juges à des martyrs, vous envoyer rejoindre votre Christ, et vous ressusciterez comme lui. » Un chrétien qui déclare ses réponses dictées par le Seigneur est taxé de mensonge. (( As-tu donc, lui réplique-t-on, conversé avec Dieu ? )) Sainte Lucie, sommée de se taire, répond : (( On n'arrête pas la parole de Dieu. — Tu es donc Dieu ? )) lui dit le juge. A saint Philéas rapportant que saint Paul a écrit une parole divine, on demande : (( Paul était-il un Dieu ? » Gomme au jour où le grand apôtre avait enseigné dans l'Aréopage, on parle avec dérision du jugement dernier, de la renaissance future^. »
Je rapprocherai de ces faits une question qu'un chevalier romain crut entendre son frère encore païen lui poser : « Vous allez bientôt mourir. Dites-moi, tous recevront-ils cette récompense céleste dans une mesure égale ou variée ? Quels sont ceux qui sont avantagés 2 ? »