Acla proconsularia S. Cypriani
Préface XXi
première comparution étant niorl^, le procès venant à échoir à son successeur ou à l'intérimaire, celui-ci se faisait rendre compte des affaires ouvertes. On communiquait, en pareil cas, au nouveau magistrat les procèsverî>aux-. Enfin ces actes étaienl parfois transmis à une juridiction supérieure ; ce fui le cas de ceux de l'cvêque Acace, dont l'interrogatoire eut le don de faire rire l'erapercur Déce et lui valut sa grâce 3. Aucun texte ne nous permet de dire si on communiquait la minute du texte ou bien une expédition. Quoi qu'il en soit, nous sommes surtout redevables à la ferveur des tidèles des copies parvenues jusqu à nous. Ceux-ci ne reculaient devant aucun sacrifice ni aucun péril pour se procurer la transcription des actes. Ce fait nous met sur la voie d'une mesure administrative dont il ne reste pas d autre trace. La conmiunication des procès-verbaux des causes criminelles devait être interdite pendant les trois premiers siècles, car, sans cette réserve, il eût été inutile de recourir aux voies détournées dont plusieurs Actes nous instruisent. Divers textes nous apprennent que les Acta étaient placés régulièrement sous la garde du commentarieiisis ^ y qui en trafiquait sans vergogne. On lit en effet au début des Actes de saint Tarachus : « Nous,
1. Voy. la Passion de sainte Perpétue, les Actes de saint Cyprien.
2. Acla S. Thijrsi, c. VI, § 31. (AclaSS., 28 janvier.) Acta S. Januarii (6 septembre) ; Passio S. Christinse (24 juillet) ; Passio S. Quirini, dans RuiNART, p. 499, § 4. Voy. Le Blant, Les Actes des Martyrs, p. 110, §41.
3. Acta S. Acacii, § 5; Martyrium S. Myronis, §7. [Act. SS., 8 mai et 17 août) ; Acta S Paphnutii, § 23 (24 seplemb \ ; Acta S. démentis Ancyrani, § 42 22 janvier).
4. Digeste, L. 45, §7. De jure fisci (L. XLIX, tit, xiv) ; Acla S. Canioiiis,^ 17 {Act. SS., 22 mai).