INTRODUCTION
Dans le plus grand nombre des cas de mastoïdite, linflammation, puis le processus de suppuration qui conslilue, à proprement parler la mastoïdite, sont loca-, lisés d’abord à lantre et aux cellules périantrales. Le plus souvent, lostéite gagnant de proche en proche, cest du côté de la paroi externe que le pus tendra à se faire jour. Si on n'est pas intervenu, le pus, après destruction de la corticale externe, devient sous-périostique, puis sous-cutané, pour former une collection, qui peut s'ouvrir spontanément à l'extérieur. Cest géncralement en arrière du méat, au niveau de l’espace criblé, que se produirait la perforation osseuse. Ce point correspond sensiblement à la projection de l’antre masioïdien sur la face externe de la mastoïde; c’est une zone de moindre résistance, par suite de la présence de nombreux pertuis vasculaires, qui sont autant de voies favorisant la progression du processus infectieux. C’est ainsi que la mastoïdite antrale évoluerait d’ellemême vers la guérison, et c’est de même qu'elle a pu parfois guérir avec l’incision de Wilde.
Cette sorte d’antrotomie spontanée par érosion du
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dedans en dehors n’est pas très rare : « Toutes les fistules mastoïdiennes ont cette origine, ainsi que les cicatrices, si fréquentes, qu’on observe sur des mastoïdes d’apparence saine. On la trouve à l’origine de ces cas pour lesquels nous sommes dans la nécessité de pratiquer la cure radicale.» (Lubet-Barbon). Cependant, les signes classiques de mastoïdite, tant généraux que locaux, se seront alors manifestés le plus souvent d’une façon précoce et nette; une intervention aura été indiquée et pratiquée avant que cette évolution se soit effectuée.
Mais il est de notion classique, que, dans un nombre de cas relativement assez grand, la suppuration, antrale ou périantrale à l'origine, se fraie une voie dans une direction toute autre que celle de la face externe de l’apophyse mastoïde. L’infection peut aussi se localiser primitivement en un point du massif mastoïdien plus ou moins éloigné de lantre et n'avoir par suite que fort peu de tendance à gagner la face externe de la mastoïde.
Nous laisserons de côté tous les cas où l'affection évolue vers l’endocrâne, spéciaux tant par les manifestations auxquelles ils peuvent donner lieu que par la gravité des complications :qu’ils comportent, ceux où les lésions se développent vers la région des « cellules limitrophes » du conduit auditif externe, vers la fosse ‘ temporale ou du côté de la région (emporo-maxillaire. Il semble alors qu’on puisse grouper en un certain nombre de variétés toutes les mastoïdites qui ont tendance à évoluer vers les régions plus ou moins profondes du cou ou de la nuque, vers les faces postérieure ou inférieure et interne du massif mastoïdien,
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Ces mastoïdites profondes présentent, le plus souvent, au moins à leur début, quelques caractères communs. Elles se différencient au cours de leur évolution par des signes particuliers qui peuvent permettre de faire le diagnostic de leur variété.
S'il est alors loisible de dépister la localisation des lésions, 1l en découlera des indications spéciales pour le traitement, qui peut d'autre part être soumis à certaines règles générales communes à tous les cas analogues.