‹ Les Mathématiques et la MédecineChapitre 1 sur 26 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Peut-on appliquer les mathématiques aux

sciences biologiques ?

Il faut commencer par appliquer les mathématiques à l'étude de la cellule avant d'embrasser des sujets plus généraux.

L'application des mathématiques à la physique et à la chimie ont fait faire à ces

— plus récemment sciences de grands progrès.

Peut-il en être de même en ce qui concerne les sciences biologiques et, en particulier, la physiologie et la médecine.

Pour qu'on puisse répondre à cette question, il faut, avant tout, la préciser. |

A priori, l'application des mathématiques à une science quelconque ne peut que profiter à ses progrès : le pire qui puisse arriver est que cette application soit inutile.

Mais cette ifutilité ne peut être prévue d'avance : on ne pourra que se borner à constater que ce qu'on à fait jusqu'ici n’a servi à rien.

Il est donc oiseux de discuter a priori l'utilité des ma-

thématiques en biologie.

Il est plus important, mais plus difficile, de répondre

aux questions suivantes :

Comment doit-on s'y prendre pour appliquer les ma-

thématiques à la physiologie ou à la pathologie ? Quels sont les phénomènes physiologiques ou pathologiques que l’on peut traiter par le calcul ? Sur quelles parties des mathématiques, de la mécantque et de la physique pourra-t-on s'appuyer ?

Eu physique, on commence par étudier les phénomènes les plus simples. :

- À plus forte raison, faut-il faire de même en physiologie :

on commence par les faits élémentaires.

Le corps des êtres vivants étant composé de. esllules groupées de diverses façons, on doit commencer par étudier une cellule avant de vouloir appliquer les mathématiques à un être vivant entier.

Les êtres les moins complexes sont les plastides nucléés et, parmi eux, les moins différenciés sont les rhizopodes réticulés. |

Il semble ‘plus naturel de les -étudier avant d'aborder l’étude des êtres chez lesquels les diverses fonctions ont atteint leur suprême degré de différenciation,

De plus, l’expérience montre qu'une grande partie des

manifestations de leur vie se ramène plus immédiatement

à de simples phénomènes physiques ou chimiques.

Quand un homme se promène, il semble assez difficile

d'expliquer les causes qui influent sur sa promenade ; au

contraire, quand on met un plastide dans certains milieux -

re

et dans des conditions connues, on peut, dans certains cas, déterminer dans quel sens il se mouvra.

On est amené à considérer un plastide comme un corps soumis à différentes forces, qui réagit sur le milieu ambiant.

On a, somme toute, en présence, un milieu et un corps. Ce qui se passe dans l’un des deux contribue à faire con-

naître ce qui se passera dans l’autre.

ARESÙ

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