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groupe des actions catalytiques produites parles colloïdes, est arrivé, par un calcul qu'il est inutile de reproduire ici, à la formule suivante pour exprimer l’action des diastases (1) :
a 1 doses 0 ame ec
dans laquelle A — -—— 1 + ma im étant une constante et a la concentration du corps sur lequel agit la diastase.
Dans cette formule + est. au temps £, la concentration
du corps qui se transforme.
IT, On connaît le rôle que les anfiloxines sont appélées à jouer dans la thérapeutique de l’avenir ; l'exemple de la diphtérie est classique.
L'action de l’antitoxine sur la toxine a d’abord été considérée comme analogue à celle d’un acide sur une base ; l'expérience n’a pas tardé à montrer qu'il n’en est rien ; l'effet de doses successives d’antitoxines n’est pas de même grandeur. ‘
On a d’abord essayé d'expliquer ce fait en supposant qu'une toxine est composée d'un grand nombre de poisons qui possèdent une virulence différente pour, des quantités
équivalentes à la même dose d’antitoxine.
(1) Société française de physique, séance du 17 mars 1905.
Une explication plus simple — dit M. ArRHÉNIUS (1\ — consiste à supposer que la toxine ne contient qu’une seule sorte de poison, mais que la réaction de ce corps sur l’antitoxine n’est pas parfaite, comme cela arrive très souvent pour les réactions de la chimie organique. Il existerait donc un équilibre chimique entre les deux corps réagissant et leurs produits de réaction, à peu près de la même manière que dans l’équilibre chimique classique,
étudié par BERTHELOT :
Acide organique - alcool # éther + eau.
Si cette supposition est exacte, on pourra calculer la grandeur de la réaction après l'addition de doses définies d’antitoxines.
Les expériences de M. Mapsex sur la neutralisation par son antitoxine de la tétanolysine, produit vénéneux du bacillus tetant ; de MM. ArrHéNius et Mapsen sur la toxine diphtérique, ont donné une concordance entre les nombres observés et les nombres calculés qui justifie pleinement cette hypothèse.
La toxine et l’antitoxine donnent, d’après eux, deux produits différents qu’ils ont appelés toxinan et titoxine.
Tout se passe donc, dit M. ARRHÉNIUS, comme dans la formation des éthers, où d’une molécule d’acide et d’une molécule d'alcool naissent une molécule d’éther et une molécule d’eau.
On peut donc appliquer à l’action d’une antitoxine sur
(1) Revue générale des sciences pures et appliquées, 15 juillet
la toxine correspondante le calcul classique de M. Ber- THELOT sur l’éthérification :
La vitesse d’éthérification étant donnée par la formule
dans laquelle
L désigne la limite d’éthérification ;
y la portion d’acide ou d’alcool déjà combiné ;
{ le temps ;
k un coefficient dépendant de la nature des substances réagissantes.
En intégrant et remarquant que la quantité formée est nulle au commencement de l’expérience, on obtient, entre la quantité y d’éther formée au bout du temps £ et la limite
L, la relation :