CHAPITRE II
■•«es et povssières 4e rovtcs. •
Les boues que l'on ramasse sur les routes et les chemins, h l'époque des curages ou regrattages, constituent de bonnes matières Tertilisantes; car, dans In plupart dos circonstances, elles se composent de substances terreuses, de débris végétaux et d'excn'ments d'animaux.
11 existe des contrées en France où ces curures, ainsi que la poussière qui provient du balayage que l'on pratique pendant les temps secs sur les grandes route?, sont très-n cherchées, je dirai même disputées par les cultivateurs. Dans la plupart des localités, ces immondices ne coûtent pour ainsi dire que les frais qu'elles occasionnent.
Ces boues et ces balayures ne sont pas employées aussitôt qu'elles sont ramassées. On les met en tas et on les abandonne ainsi pendant plusieurs mois, en ayant soin, toutefois, de les remuer une fois ou deux. Quelquefois on leur ajoute de la chaux vive.
- Quand elles se sont mûnes, lorsqu'elles ont été bien remuées et qu'elles sont meubles, on les applique sur les prairies naturelles, sur lesquelles elles produisent d'excellents effets pendant deux ou trois années.
On doit les faire entrer dans les composts lorsqu'elles contiennent peu de débris organiques ou leur ajouter du fumier.