‹ Les matières fertilisantesChapitre 88 sur 116 · COMPOSTS · texte numérisé non relu

COMPOSTS

avec des urines d'animaux, des urines hamaines, du purin, des eaux grasses, des eaux de saTon, des eaux de lessive, des rinçures de tonneaux, etc.

Fomaies. — On ne peut indiquer aucune règle relative à la quantité des matières qui entrent dans la formation des composts. Les doses varient toljyours suivant Tabondance des substances qui doivent les composer. Voici huit formules comme exemples de la variation infinie des proportions qu'on peut adopter :

&0 p. 100 fumier. ( 40 p. 100 fumier.

25 — chaax vive. .V {40 — boues de routes.

25 — terre. ( 20 — matières fécales.

50 p. 100 curures de fossés. ( j»0 p. 100 tan.

50 — suie. S* < 20 — chaux vive.

25 — fumier. f .30 — vase d*étaDgs.

140 p. 100 rase d*étangs. ( 30 p. 100 vase.

25 — plantes indigènes. 70)20 — gaxons. 25 — chaux vive. J 20 — chaux vive.

10 — déchets de granges. ; 30 — fumier. •

I6Ô p. 100 fumier. i 50 p. 100 limon de rivière.

20 — boues de roules. oa ) ^^ — feuilles d'arbres.

12 — marne calcaire. j 10 — chaux vive.

8 — cendre de tourbe. ' IC — gazons.

On doit toujours mêler aux matières acides des substances alcalines, afin que leurs parties se décomposent plus aisément et qu'elles perdent leur acidité.

Préparation. — La confection des composts constitue une opération très-simple. II faut, autant que possible, employa r les matières qu*on veut utiliser en les alliant les unes aux autres par couches alternatives. Ainsi, si le compost doit Atre formé de terre, de feuilles et de chaux ou de marne, on placera sur le sol où doit être confectionné le mélange, un lit de terre sur lequel on répandra des feuilles. C'est sur cette seconde couche que la chaux ou la marne devra être éparpillée. f40nsque l'une de ces deux substances aura été. ap-

pliquée, on la recouvrira d'un second lit de lerre, sur lequel on appliquera un deuxième lit de feuilles, et ainsi de suite jusqu'à ce que le tas ail atteint une hauteur de l^jôO à 2 mètres.

Un composl doit être mélangé et remanié plusieurs fois pendant le temps de sa confection. On doit aussi de temps à autre, quand le besoin s'en fait sentir, l'arroser avec les liquides qu'on peut utiliser.

L'eau ammoniacale des usines à gaz^ les eau^ de savon et les eaux grasses provenant du désuintement des laines augmentent, d'une manière notable, la valeur fertilisante des composts.

Durée de ro^ratioii. — En général, un compost n'est fait qu'au bout de trois à six mois, et souvent même une année, à moins qu'il ne renferme des substances végétales ou animales d'une décomposition très-prompte. Les composts de feuilles et de terre, de tau et de chaux, ne doivent être employés qu'une année après leur confection.

Emplaeement où 11 tant les établir. — Quand on a fait

eiiirer dans ces mélanges des matières putrescibles, c'esl-àdire capables de développer, en se décomposant, des odeurs infectes, ou lorsqu'on lesarrose avccdts urines, des vidanges ou des eaux fétides, il faut avoir le soin de les établir sur des endroits élofgnés des habitations.

«ode d'emploi. — Les composts bien faits doivent être réservés pour les prairies naturelles ou les prairies artificielles. On peut aussi les faire servir à la fertilisation des terres que l'on consacre à la ^culture du lin, du chanvre, du pavot, du tabac et des légumes.

Il faut, lorsque ces mélanges renfe^mcnt des pierres ou des cailloux, les tamiser a la claie avant de les appliquer, à moins qu'on ne les conduise sur des terres. arables.'Hépan-

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