‹ Les matins à FlorenceChapitre 6 sur 30 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

La publication de cette traduction des Mornings in Florence n'a d'autre but que de contribuer à répandre, au delà des frontières de l'Angleterre, les idées de John Ruskin. Ce n'est ni la manifestation d'un caprice de dilettante, ni même l'effort d'une volonté isolée. Ce livre vient, à son heure, après la Couronne d'Olivier Sauvage et les Sept Lampes de V Architecture, après la Bible d'Amiens, après les Pierres de Venise, après Sésame et le Lî/^, avant bien d'autres œuvres profondes et brillantes dont les titres mystérieux et charmants réjouiront bi^entôt nos oreilles françaises. Il ne révélera rien à personne ; tout au plus apportera-t-il à quelques-uns une satisfaction longtemps attendue. Sa publication ne surprendra pas, mais on s'étonnera peut-être qu'elle ait tant tardé.

Aujourd'hui, en effet, le public français, initié par le beau livre de M. de la Sizeranne : Ruskin et la Religion de la Beauté' et par plusieurs études critiques récentes (i), familiarisé avec la pensée du maître par la lecture des œuvres dont la traduction lui a déjà été offerte, se trouve tout préparé pour accueillir, en connaissance de cause, ces Matins à Florence. Mais il n'en a pas toujours été ainsi.

A l'époque où Ruskin exerçait en Angleterre l'action la plus considérable, les études publiées par M. Milsand dans

(i) Les ouvrages de MM. Bardous et Brunhes, les articles de M. Proust [Mercure de France) reproduits dans sa préface à la Bible d'Amiens, et l'étude de M. A. Chevrillon publiée par la Revue des Deux Mondes.

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