‹ Les Maures de l'Afrique occidentale françaiseChapitre 18 sur 20 · RÉSUMÉ — CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ — CONCLUSIONS

L'étude rapide et forcément encore incomplète que nous venons de tracer de toutes les tribus maures qui forment des groupes politiques nous montre le défaut de cohésion de ces masses tiottantes, dominées par des poignées de guerriers violents et rapaces. Quelques centaines de pillards suffisent pour terroriser et opprimer des milliers d'individus qui n'aspirent qu'à la tranquillité du pays et à la sécurité des routes.

L'ensemble des tribus maraboutiques et zénaga qui se livrent à l'élevage et au commerce, souhaiterait une intervention énergique qui les protégeât contre leurs insatiables oppresseurs. Elles ne i>euvent guère la solliciter ouvertement sans s'exposer à deâ représailles pénibles. Nous en avons vu des exemples. Lorsque les £1 Keneïkat vinrent, en 1898, nous demander à s'établir chez nous et que nous repoussâmes leur requête en exigeant la soumission complète des Oulad Daoud dont ils faisaient partie, ceux-ci, sur les ordres de leurs chefs, les razzièrent et les maltraitèrent à leur retour dans leurs campements. Lorsqu'en 1901 les Idao Ali, les Deiboussat, les Tadjakant et les Messouma, placés sous l'autorité des Dowich, envoyèrent un messager à Bakel nous offrir de se placer sous notre protection et de nous payer l'impôt, cet envoyé, Mohamed Âhmet, fut à son retour dans le Tagant, attaqué, dépouillé de ses biens et battu. Il dut prendre la fuite et renoncer à retourner à Tijikjé où étaient ses plantations de dattiers.

L'administrateur de Sokolo, M. Belhié, signale dans ses rapports le désir secret des habitants de Oualata qui voudraient notre présence dans leur ville d'où ils ne peuvent sortir qu'armés et escortés et où le chef des Mechdouf les accable de ses exigences. L'idée d'entente est telle que, cette année même, le chérif de Oualata vient d'envoyer un de ses fils à Sokolo pour suivre les

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