ACTE II, SCÈNE III
Geneviève tout à coup frissonne se lève aussi et recule.) Pourquoi me regardez- vous ainsi ?... Vous ne m'avez jamais regardée ainsi!... Est-ce que vous êtes malade?...
robert, intervenant, sévère.
Geneviève !...
Geneviève, agacée.
Que veux-tu, toi ?...
Tu es trop nerveuse... tu n'es pas en train de travailler... Et vous, mère Cathiard, rentrez chez vous!... [La mère Cathiard regarde Geneviève et Robert d'un air hébété, maintenant.) Cela vaut mieux... croyezmoi!... [La mère Cathiard se lève, se défait.)
Pourquoi dis-tu cela?... Pourquoi fais-tu cela?...
robert, impérieux.
Je t'en prie ! Ne m'oblige pas à faire plus.
Geneviève, déposant palette et pinceaux, et payant la mère Cathiard.
Vous reviendrez demain, alors?
robert, vivement.
Elle ne reviendra plus!...
Geneviève, impatiente et gênée.
Mais... pourquoi?...
robert, lui coupant la parole.
Chut!...
GENEVIÈVE
Es-tu fou?... Qu'est-ce qu'il te prend? Robert!... Ah ! Robert !... toi aussi, tu as des yeux méchants!
la mère cathiard, elle a fini de se déshabiller et elle est prête à partir.
Mademoiselle... monsieur Robert... faites excuse !...
ROBERT
Allez, maintenant, mère Cathiard... Et n'emportez pasde cette maison trop de haine !... (Lanière Cathiard sort lentement, 'pesamment, avec des airs de ne pas comprend r>'. Geneviève a sonné. La femme de chambre se présente et reconduit la mère Cathiard qui, avant de disparaître, montre son profil dur, sur le fond lumineux de la baie du vestibule.)