ACTE III, SCÈNE VIII
froid... votre énergie!... Nous en avons besoin pour éviter de plus grands malheurs, encore!... Si vous vous laissez abattre par des chimères... que voulezvous que nous fassions ! ... Ah ! parbleu ! vous n'avez pas voulu m'écouter... Voilà trois nuits que vous ne vous couchez pas... que vous vous tuez de travail!... Quelle que soit la force d'un homme, elle a des limites... et quand le corps est à bout... l'âme ne vaut guère mieux... Si vous vous étiez reposé, comme vous le deviez... rien de tout cela ne serait arrivé... Je me repose bien, moi!... et je dors chaque nuit!... Sans cela... il y a longtemps que je serais sur le flanc... et que je divaguerais comme une femme!...
HARGAND
Mais, mon fils, Maigret!... mon fils!... (Ace moment du dehors, arrive le bruit d'une sonnerie de trompettes, encore lointaine, Maigret et Hargand se regardent et ils écoutent... Les sonneries deviennent plus claires.)
Ce sont les troupes I... Enfin ! ( Il va vers la fenêtre.
hargand, dans un grand geste accablé.
Déjà!... (Sonneries. Rideau.)