‹ Les mauvais ménagesChapitre 7 sur 17 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

œuvTôdramatique ou un roman émouvant; convaincu d'ailleurs que cette forme n'atteint pas assez directement le but; plus incapable encore, Dieu merci! d'écrire un traité ex professa avec toute la gravité que comporte une œuvre si profondément ennuyeuse, j'ai dû mesurer mes forces et ne faire que ce qu'il était dans mes moyens de faire.

J'ai donc emprunté aux annales de la justice leurs plus frappantes, leurs plus douloureuses réalités. Je me suis toutefois arrêté à la limite du crime ; il ne m*a pas semblé utile de rappeler les sombres et terribles drames enfantés par les antipathies conjugales. Le souvenir du procès Lafarge, du procès Praslin n'est-il pas dans toutes les mémoires?

Chacun des faits qui viennent à l'appui de ma thèse soulève d'innombrables questions, toujours fort délicates. Je ne les ai pas écartées, je n'ai pas eu non plus la témérité de'les résoudre. J'ai causé avec mes lectrices plus encore, je l'avoue, qu'avec mes lecteurs, comme si j'eusse été assis auprès d'elles dans un salon, au coin du feu.

Ce livre est donc une causerie sur des sujets trèsépineux parfois, sérieux toujours, et, chose rare! cette causerie est exempte de médisance.

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