‹ Les mauvaises herbes du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 22 sur 48 · FAMILLE DES ROSACÉES · texte numérisé non relu

FAMILLE DES ROSACÉES

Cette famille où famille des rosiers se distingue davantage pur les plantes ornementales qu'ell: renferme que pur celles qu'on peut considérer comme des ennemis du cultivateur. Elie est nombreuse et comprend des antes à fleurs régulières, où l'on peut du premicr coup d'œil reconnaitre les caractères distinctifs de la famille mais dont les fruits présetent la plus grande diversité d'aspect. Chez les Npirées (Mendowsweets) nous trouvons les graines dans de petits follicules. Chez les vrais rosiers la partie inti. rieure du calice est charnue et en forme d'urne, contenant un grand nombre d'akènes poilus. Chez le framboisier, le fruit est composé de haies charnues réunies sur un réceptacle conique, Uhez le fraisier c'est le réceptacle qui est charnu et les akénes sont enfoneés dans de petites dépressions à sa surface, Chez les Potentilles (Cinquefoils), le réceptacle est see et les dessins sur la dure enveloppe de la graine sont d'un grand service pour séparer quelques-unes des espèces qui sont très rapprochées les unes des autres. Les espèces de Benoîtes (Avens, Geum) et de Dryades (Dryas) ont leurs akènes surmontés des styles persistants, qui sont articulés où crochus au sommet où bien sont plumeux.

Parmi le petit nombre de mauvaises herbes appartenant à la famille des Rosacées, nous avons le regret de dire que l'une des plus importunes est le beau Rosier des prairies (Prairie Rose, Xosa pratincola Greene, qui comprend le Æosa aci-ularis var. Bourgeauiana et le Rosa arkansana des auteurs canadiens). Dans le sud du Manitoba ce Rosier nain à grandes fleurs est très persistant dans les champs de grain: car il a des tiges souterraines vivaces profondes, qui aux nisselle, de leurs écailles poussent de nombreuses tiges florifères, Pour détruire les Rosiers, il faut lubourer le terrain avec une charrue tranchante par 1 temps chaud, puis passer deux fois le cult'vateur à disques à huit ou dix jours d'intervalle, M,T. N. Willing recommande de labourer au printemps p'tôt que de semer sur éteules lorsque le terrain est infesté de Rosiers sauvages et d'arbustes semblables. Les graines (akènes) [pl. 55, fig. 51 grosseur naturelle et x 4], qui sont irrégulières, anguleuses, à enveloppe blanchâtre, 4e trouvent souvent dans les cr'blures de grain de l'Ouest.

LA SPIRÉE COTONNEUSE (Hardhu k, Spéreu tomentosa L.) est un joli arbuste de 2? à ‘3 pieds, à fouilles ovales, épaisses, dentées, courtement pétiolées, lisses dessus mais duveteuses dessous. Les fleurs roses sont en grappes denses pyramidales, au sommet des branches dressées. Cet arbuste envahit les pâturages de montagne dans la province de Québec et est très difficile à maitriser. Là où l'on ne peut pas labourer les pâturages, il faut arracher entièrement les plantes où bien les faucher avec une forte faux tranchante et ensemencer l'espace qu'elles occupaient, de quelque graminée à pousse rapide telle que le dactyle pelotonné. S'il y a assez de moutons dans le pâturage, ils tiendront les nouvelles pousses en échec,

L'ARGENTINE (Silverweed, Potentilla Anserina L.) se trouve quelquefois dans les terrains humides. C'est une plante vivace à minces conlants articulés, qui poussent des racines et forment de nouvelles plantes à chaque nœud. Les feuilles, poilues, argentées dessous, sont pennées et ont de chaque côté 3 à 10 gros folioles ovales à dents aiguës ainsi que d'autres très petits entre les gros. A chaque fleur jaune d'or et longuement pédonculée, de près d'un pouce de diamètre, succède une grappe d'akènes secs et lisses, L'Ansérine a ses racines à la surface du sol comme le fraisier, et le meilleur moyen de la tenir en échec est de drainer et de labourer le terrain.

La PortexTiLLE pressée (Upright Cinquefoil, Potentilla norvegica L.) est une p'ante annuelle dressée, poilue, branchue, à petites fleurs jaunes et à petits akènes en forme de rognon, dont la surface est traversée de sillons courbes branchus. Elle croit communément dans les prairies, et les graines se trouvent parmi celles des graminées fourragères et du trèfle. C'est la lotentilla monspeliensis L. des flores récentes,

FAMILLE DES ONAGRACÉES.

Il y a dans cette familles quelques mauvaises herbes et un bon nombre de plantes à fleurs brillantes, telles que les beaux Fuchsias, Clarkias et Onacres (Evening-primroses). La structure des Heurs est très intéressante au point de vue botanique; mais, comme les plantes de cette famille qui sont importunes sont faciles à reconnaître, il n’y a pas besoin d'en parler ici. Les mauvaises plantes qu'on remarque le plus, sont quelques espèces d'Epilobes (Willowherbs, £pilobium). Les plus communes qu'on trouve dans les terres cultivées sont l'Epilobe en épi (Great Willowherb, £pilobium angustifolium L.) et l'Epilobe visqueux (Sticky Fireweed, Epilobium adenocaulon Haussk.). Toutes deux sont assez persistantes dans les terres humides, la première en raison de ses rhizomes traçants et la seconde surtout en raison du grand nombre de graines à aigrette de longs poils. Entre les Onagres deux espèces doivent être mentionnées, l'Onagre à tige blanche et l'Onagre commune ou Herbe-aux-ânes (Common Evening-primrose, ŒÆEnothera biennis Vi.) aux grandes fleurs jaunes. Cette dernière est une plante bisannuelle d'aspect grossier qui se rencontre dans tout le pays et qu'on reconnaît facilement à ses hautes tiges (4 pieds sur 3) branchues, ses feuilles molles duveteuses, lancéolées et <es grandes fleurs jaunes voyantes, qui s'épanouissent le soir. La première année elle ne forme qu'une rosette de feuilles: c’est pourquoi on ne la trouve que dans les champs ensemencés on automne on sur éteules. Elle se fait quelquefois remarquer parmi les trèfles clairsemés: il faut alors trancher les tiges au dessous de la surface d'un coup de bêche où de bêchette soit la première saison ou la seconde avant que les graines mürissent. Ceci bouleverse beaucoup moins le sol que si l'on arrachait les longues racines étalées. Dans les éteules qu’on veut ensemencer de grain, il est bon de détruire à la houe les rosettes de la première année soit en automne ou au printemps.

Les graines sont souvent une impureté dans la graine de trèfle. Flles sont produites en grandes quan ités dans de longues cansules à 4 cellules en longues grappes raides sur les tiges. Les graines [pl. 53, fig. 17--grosseur naturelle et x S] brun rougeûtre foncé ont environ 1; de pouce de longueur, elles sont anguleuses en raison de leur compression dans le fruit ot à eurface rugueuse. Comme les capsules ne laissent pas facilement échapper leurs graines et que les plantes sont en tout temps faciles à voir, on peut dans une grande mesure par un peu de soin empêcher qu'il se trouve de ces graines dans la graine de trèfle lorsqu’ on la récolte.

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