‹ Les mauvaises herbes du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 5 sur 48 · PRINCIPES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

PRINCIPES GÉNÉRAUX

1. {n'y aucune mauvaise herbe connue qu'on ne puisse ertirper par la persévérance à saivre des méthodes: en rapport avec sa nature et son mode de développement.

2, Ilne faut jamais laisser müûrir les graines de: mauvaises herbes.

3. Il faut biner fréquemment, surtout au commencement de la saison, de manière à détruire les jeunes plantes qui viennent de lever pendant qu'elles sont encore faibles.

4. On peut, en houant les éteules aussitôt après la moisson, faire germer en automne beaucoup de graines de mauvaises herbes. Un grand nombre des jeunes plantes seront tuées par l'hiver ou pourront facilement être détruites par le labourage ou le houage au printemps

5. Il faut brüler toutes les herbes portant des graines müres, et dans aucun cas il ne faut les enfouir à la charrue.

6. On peut détruire toutes les mauvaises herbes par l'emploi des instruments agricoles ordinaires: charrue, houe à cheval, héchette, houe à main.

7. I faut être constanment en éveil pour empêcher de nouvelles mauvaises herbes de prendre pied dans les fermes. Malgré tous les efforts pour l'empêcher, il arrivera certainement de temps en temps qu'il sera introduit des mauvaises herbes même sur les terres des cultivateurs les plus vigilants.

Le Jacnénaug D'éré.*

Comme pratique agricole, quoique moins en usage maintenant u'autrefois dans les vieilles provinces, par suite de l'odrption plus générale de l'agriculture mixte avec courte rotation, dans laquelle les cultures sarclées sont

la pe grande utilité pour nettoyer les terres de leurs mauvaises herbes, le jachérage d'été est essentiellement nécessaire dans les Purties du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta où la conservation de l'humidité dans le sol est d'une grande importance, où les fermes sont vastes, la main d'œuvre rare, et où le temps pour le travail des terres en automne est limité,

La méthode de jachérage que nous recommandons est comme suit: Au commencement de l'été, aussitôt que possible après les semailles, labourer profondément (afin d'avoir une bonne couche de sol pour recevoir les semences); herser le même jour de manière à retenir le plus d'humidité possible; et ensuite par trois où au plus quatre houages avant l'hiver empêcher la pousse des mauvaises herbes dans ce terrain ; c'est ce qu’on peut faire avec une houe à cheval quelconque ou avec un pulvérisateur à disques.

On recommande dans la plus grande partie de l'Ouest de jachérer les terres une fois tous les trois ans. On laboure et houe la première année, Un cultive du blé la deuxième année, et, sauf dans les régions les plus sèches, la troisième année sur les éteules. Ensuite on jachère de nouveau. Un seul labourage de la jachère donne les meilleurs résultats, car par une année humide un deuxième labour profond tend à faire trop Fousser et retarde la maturation du grain. Les récoltes produites sur éteules ne sont pas tout à fait aussi bonnes que sur jachère; mais le grain mûrit plus tôt, et dans les endroits où il fait beaucoup de vent, il y a moins de danger que le vent ne fasse voyager le sol. Il ne faut jamais semer deux fois sur éteules. Dans certaines parties de l'Ouest il Y a tendance à renvoyer autant que possible le labourage des terrains à jachérer, de manière à réduire le travail subsé. quent de hersage et de houage. Toutefois le danger qu'il y a d’enterrer des graines des diverses plantes annuelles hivernantes, lesquelles dans e climat sec du Manitoba et des provinces du Nord-Ouest sont assez développées pour mürir après avoir été enfouies, est si grand que, ainsi que le recommande

Angus Mr:kay, il est bon de commencer le travail aussitôt que l'on a achevé les semailles.

CovrTE Rorariox pe Cuzruress,

Comme moyen de maintenir les fermes propres, il y a peu de méthodes d'exploitation qui donne d'aussi bons résultats qu'une courte rotation méthodique de cultures, dans lesquelles le semis de graminées fourragères ou de trèfle revient régulièrement à courts intervalles.

Dans les provinces à “prairies” cette méthode n’a pas encore été très généralement adoptée, ceci surtout en conséquence de considérations locales, telles que le défaut de facilités de transport suffisantes, le manque d'ouvriers de ferme et le peu de bétail qu'on v entretient, ajoutées à l'attrait indiscutable de profits immédiats par la culture du blé pour ceux qui ont peu de capital et qui ne pensent pas suffisamment au rapide épuisement de leur sol par l'enlèvement des mêmes produits d’ année en année. La multiplication des mauvaises herbes est toutefois la protestation de la nature contre cette manière de faire. Néanmoins, on peut aujourd ‘hui remarquer de grands progrès dans l'Ouest : on ensemence davantage de terrain pour foin et pour pâtu-

“Dans ce bulletin les mots jachère, jachères, jachérage sont partout employés en rapport avec le jachérage d'été.

Page 1