‹ Les mauvaises herbes du Canada [microforme]Chapitre 7 sur 51 · CLASSIFICATION DES MAUVAISES HERBES · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES MAUVAISES HERBES

De même que les autres plantes, les mauvaises herbes peuvent être classées, suivant la durée de leur existence, en annuelles, ou plantes d'un an; bisannuelles, ou plantes de deux ans, et vivaces où plantes de plusieurs années. Quand on se propose d’extirper une mauvaise herbe, il est très important de s'assurer À quelle catégorie elle appartient, ear s’il faut s’efforcer d'empêcher les annuelles et les bisannuelles de monter à graine, il faut empêcher les plantes vivaces de former des feuilles, des racines et des tiges souterraines ou rhizomes.

Les annuelles terminent leur croissance en une année, Règle générale, elles ont des racines petites, fibreuses et produisent une grande quantité de graines. Comme exemples de cette catégorie, nous avons la moutarde sauvage, le choux gras, la renouée liseron, le pourpier, l'herbe à poux et la folle avoine. D'autres appelées annuelles hivernantes sont de vraies annuelles quand leur graine germe au printemps, mais elles sont également bisannuelles par habitude; ainsi leur graine mûrit en été, tombe à terre, germe, et produit une certaine végétation a ant l’arrivée de l'hiver. La plante complète son développement le printemps suivant. Mentionnons comme exemples de cette catégorie la bourse à pasteur, le passerage, le tabouret des champs, le vélar fausse-giroflée, la neslie, le vélar d'Orient, la vergerette du Canada et la bardanette.

Les bisannuelles exigent deux saisons pour compléter leur croissance; pendant la première, elles emmagasinent un approvisionnement de nourriture qu'elles utilisent, la saison suivante, dans la production de fleurs et de graines. Nous avons comme exemples de cette catégorie, la bardane, la fausse tanaisie, l’onagre commune et la vipérine.

Les plantes vivaces sont ces plantes qui continuent à croître pendant plusieurs années. Eïles se propagent de diverses manières, mais toutes produisent également des graines. Elles ont deux modes distinets de végétation: les unes ont des racines profondes, les autres, à fleur de terre. Les plus gênantes sont celles qui envoient de longues tiges ou rhizomes au-dessous de la surface du sol, comme le chardon du Canada, le laiteron vivace, le liseron des champs, le silène enflé, l’onagre blanche, la laitue bleue et quelques tournesols sauvages. Comme représentants de la seconde ca.égorie, celle des plantes vivaces à racines peu profondes, nous avons l’armoise des champs, la millefeuille et le chiendent. Quelques plantes vivaces ne se propagent que lentement par de courtes tiges ou rejetons issus de la racine, mais elles produisent une grande quantité de graines. Parmi ces dernières se trouvent la grande marguerite, le pissenlit, la verge d’or et l’achillée millefeuil

On peut aussi grouper les mauvaises herbes en deux catégories principales d’après leur mode de propagation: a. Herbes qui se distribuent avec le temps. Ce sont celles qui,

une fois mûres, laissent tomber leurs graines à côté de la plante mère. Les graines des mauvaises herbes comme les moutardes,

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les silénées et les amarantes ont, quand elles sont fraiches, un vêtement protecteur, presque imperméable à l'eau. Règle générale, les graines de ces herbes conservent leur vitalité pendant nombre d'années, et ne germent que lorsque leur enveloppe s'est désagrégée sous l'effet du soleil, de l'air, ou des autres conditions de sol ou de climat On voit done que ces mauvaises herbes se

distribuent naturellement à la longue

b. Les herbes distribuées dans l'espace. Ce sont celles dont les graines, une fois mûres, sont pourvues de moyens qui en permettent la distribution naturelle, par le vent ou les autres agents Les chardons, les épervières et les pissenlits appartiennent à cette catégorie, Les graines de ces mauvaises herbes ne conser-

vent leur vitalité que pendant quelques années,

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