GRAINES DE MAUVAISES HERBES DANS LE SOL
Certaines semences, une fois enfouies dans le sol, conservent leur mune à un bon nombre d'espèces de plantes, et c’est principale-
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italité pendant de longues années. Cette faculté est com-
ment ce qui les fait ranger dans la catégorie des mauvaises herbes.
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C'est une opinion générale parmi les cultivateurs que les graines de plusieurs espèces de moutarde et d’autres familles de mauvaises herbes conservent leur vitalité pendant une période illimitée.
L'absence de moutarde dans les vieux pâturag s, sur les bords des chemins ou dans les terres laissées incultes pendant plusieurs années et Ja réapparition de la plante quand le sol est mis en culture est une des preuves que lon invoque généralement à l'appui de cette assertion. Cependant l'examen attentif des prairies permanentes où des terres incultes que l'on sait avoir été infestées de
moutarde, révèle toujours un certain nombre de plants peu déve-
loppés, mais qui promettent de mûr quelques graines.
En décembre 1902, Duval, de Washington, D. C., enterra 112 différentes sortes de semences dans de la terre argileuse, mise dans des pots de terre, à des profondeurs de six, dix-huit et trente-six a leur vitalité avec d'autres échantillons té-
pouces, et compai moins, des mêmes espèces, convenablement emmagasinés. Quand on déterra ces semences, en novembre 1903, on constata que la presque totalité des graines de plantes eultivées’étaient dé-
composées, un grand nombre après avoir germé, même à une pro- £
fondeu: de 36 pouces, Les graines de mauvaises herbes enfouies, comparées aux échantillons témoins emmagasinés, accusèrent une perte distincte de vitalité, Les graines emmagasinées germèrent dans la proportion de 53 p. 100; celles enterrées à une profondeur de 6 pouces, 20 p. 100; à IS pouces, 26 p. 100 et à 36 pouces 31 p.
Ewart, de l'Université de Melbourne, Australie, a soumis à de rigoureux essais de vitalité six cents espèces différentes de graines provencrt d'une collection rassemblée et emmagasinée, en 1856, par le professeur MceCoy, dans un cabinet noir, see et bien ventilé, et en outre, un grand nombre de spécimens de graines plus ou moins vieillies, provenant de l'herbarium national et d'autres sources sûres. Dans ses déductions, basées sur les résultats de plus de 3,000 épreuves, Ewart donne une liste de ces espèces peu nombreuses qui peuvent, dans des conditions favorables, maintenir leur vitalité pendant plus de quinze années. La plupart de ces espèces appartiennent aux familles botaniques suivantes : Léqgumineuses, Malvacées, Murtacées. Labiées et [ridacées. On avait essavé quarante-huit spécimens de semences du genre Brassica (famille de la moutarde). Dans les semences fraîches, le taux de germination atteignit S6 p.c.et dans un lot qui avait douze ans, le taux de germination fut de 30 p.c. Aucun des échantillons de Brassica de quinze ans ou plus ne germa, quoique six d’entre eux eussent moins de vingt ans.