‹ Les mauvaises têtes, ou, Le baril de poudreChapitre 20 sur 23 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

SIDONIE, LISETTE et DERMONT , sur le dei^ant à rfro/re ;RICHARDIN, Mad. DE GRASSEVTLLE, plusieurs PARENTS, tous arrivant par le fond.

Mad. DE GRASSEVILLE, parlant encore à la cantonnade ^ dans le fond.

Je suis sûre que les coupables sont ici. Le commissaire va venir ; en attendant, fermez toutes les portes, afin qne personne ne puisse sortir.

Mad. DE GRASSEVILLB et RICHARDIN.

Ah ! Les voici !... Nous les tenons !...

SIDONIE , d^un air caressant.

Eh! Bonjour donc , ma chère petite tante '

DERMONT, l'imitant.

Bonjour , nK)n cher petit oncle !

RICHARDIN

O ciel }... Et ils osent encore se moquer de nous !

Mad. DE GRASSEVILLE.

Nous narguer en face !

RICHARDIN

Sidonie de Ligneul , en mon nom et en ma quali'.é de votre ancien tuteur, je vous souimed'e'pouser Monsieur de Crussac.

DERMONT , chantant.

« Non, non, non, non, « Non, cela n'est pas possible!...

RICHARDIN , en colère.

Et vous, monsieur Dermont , je vous somme de remettre à l'instant entre mes mains....

DERMONT, déployant un ^rand rouleau de papier.

Mon contrat de mariage avec ma cousine... Je vais vous le lire.

TOUS , s'écriant.

Un contrat de mariage !

MaJ. DE GRASSEVILLE.

Il est nul.

RICHARDIN , tirant à son lourde sa poche une grande feuille de papier.

Et voici notre opposition formelle.

SIDONIE , dhm air de cajolerie.

Vons la déchirerez , n'est-ce pas ma bonne tante?

Mad. DE GRASSEVILLE.

Ah ! Quelle hardiesse !

RICHARDIN

Rendez-vous , Monsieur le capitaine !

IMad. DE GRASSEVILLE.

Rendez-vous, ou, nous employons la force.

RICHARDIN

Oui 5 nous employons la force.

DERMONT

Ah! Vous le prenez sur ce ton?... A moi, La Me'daille !

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