‹ Les mauvaises têtes, ou, Le baril de poudreChapitre 21 sur 23 · SCEINE XVIII ET DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCEINE XVIII ET DERNIÈRE

LES PRÉCÉDENTS , LA MEDAILLE , accourant avec une mèche allumée d'artilleur; il fait sauter le hondon du quartaud de vin, et approche la mèche du trou de la bonde, en ' s' écriant •

LA MÉDAILLE

Corhleu !... Si quelqu'un bouge, je fais sauter la maison !...

Mad. DE GRASSEVILLE , Se sauvant d'un côte. Ah!... Un baril de poudre !

RICHARDIN, se sauvant de l'autre. Que dites-vous ?

LA MÉDAILLE, d'un ion menaçant.

Oui !... Et de poudre royale ! Morbleu !

TOUS LES PARENTS , en désordre.

Arrêtez !

LA MÉBAILLK, à Dermoni.

Mon commandant, faut-il faire feu?

DERMONT

Non, mai!} ne quitte pas ton poste que la coalition ne soil^fl'ssoute. { La ]\Iédaille plante aa mèche sur la table, a cote' fin baril; il tire ensuite son sabre et fait la faction , en se promenant le long de la table. )

CHŒUR de tous les parents qui supplient Dermont de ne pas donner l'ordre terrible.

AIR : Vaud. de Gilles en deuil.

A quoi bon des fureurs semblables ?

Nou;; blâmons ces mauvais parents ; N'allez pas, avec les coupables, Confondre ici les innocents.

Mad. DE GRASSEVILLE, tremblante.

Par une mort aussi précoce Cessez de nous épouvanter ; Nous danserons à votre noce, Mais ne nous faites pas sauter.

Page 1