‹ Les mauvaises têtes, ou, Le baril de poudreChapitre 22 sur 23 · TOUS LES PARENTS · texte numérisé non relu

TOUS LES PARENTS

Nous danserons à votre noce , Mais ne nous faites pas sauter.

De'cLirez l'opposition , et je vous laisse sortir avec les liouneurs de la guerre.

RICHARDIN

Moi, que je consente!..,

LA MÉDAILLE

Une fois , deux fois , vous ue déchirez pus r*

Mad. DE GRASSEVILLE.

Allons donc, mon frère , voulez-vous causer un malheur irréparable? ,

RICHARDIN

Mais, ma sœur...

DERJIONT.

Vous ne déchirez pas ?... Eh bien ! Nous périrons tous ensemble !.,. La Médaille... plus de quartier !... Feu. ( Tous les parents jettent un grand cri d'effroi, )

SIDONIE

Feu!... Fen!... Feu!...

Mad. DE GRASSEVILLE arrache l'opposition des mains de son frère , et la déchire.

C'est déchiré, Monsieur, c'est déchiré.

LA WÉDATLLE.

Suspension d'armes.

RrcHARDiN , furieux.

Oui , gardez la nièce , gardez le diahle... pourvu que je sorte de cet enfer.

LA MÉDAILLE

La capitulation est-elle hien arrêtée , hien conclue ?...

DERMONT

Oui, La Médaille-, tu peux maintenant serrer les munitions. (Zrt Me'daille met le pied sur sa mèche , et Pe'ieint.)

Mad. DE GRASSEVILLE.

Ah ! J'en suis encore toute tremblante !... Un baril de poudre , mou frère !... Nous l'échappons belle !

LA MÉDAILLE , à Dermont.

Mon capitaine , puisqu'il n'y a plus de danger , il faut que l'armée se rafraîchisse. ( Il tire du vin du tonneau. )

RICHARDIKT.

Qne vois je?... Du vin !

LA MÉDAILLE

Et du Tokai , rien que ça.... Vous pouvez en juger.

RICHARDIN , à sa sœur.

Eh bien ! Madame , que direz-vous du tour qu'ils nous ont enccre joué là ?

Mad. DE GRASSEVILLE.

Ah ! mon frère !

DERMONT

Pardounez-uous cette folie.

SIDONIE

Je vous jure que ce sera la dernière.

Mad. DE GRASSEVILLE.

Vous avez beaa dire , Monsieur , un homme sage ne devroit pas épouser une folle.

DERMONT

Sidonie est aussi sage que moi.

Mad. DE GRASSEVILLE.

Ah ! Quelles fêtes ! Quelles têtes ! Croyez-moi , mon frère , retournons bien vite à Gastelnaudary.

HICHARDIN.

Oui , oui , ma sœur , à Castelnandary.

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