TOUS LES PARENTS
Nous danserons à votre noce , Mais ne nous faites pas sauter.
De'cLirez l'opposition , et je vous laisse sortir avec les liouneurs de la guerre.
RICHARDIN
Moi, que je consente!..,
LA MÉDAILLE
Une fois , deux fois , vous ue déchirez pus r*
Mad. DE GRASSEVILLE.
Allons donc, mon frère , voulez-vous causer un malheur irréparable? ,
RICHARDIN
Mais, ma sœur...
DERJIONT.
Vous ne déchirez pas ?... Eh bien ! Nous périrons tous ensemble !.,. La Médaille... plus de quartier !... Feu. ( Tous les parents jettent un grand cri d'effroi, )
SIDONIE
Feu!... Fen!... Feu!...
Mad. DE GRASSEVILLE arrache l'opposition des mains de son frère , et la déchire.
C'est déchiré, Monsieur, c'est déchiré.
LA WÉDATLLE.
Suspension d'armes.
RrcHARDiN , furieux.
Oui , gardez la nièce , gardez le diahle... pourvu que je sorte de cet enfer.
LA MÉDAILLE
La capitulation est-elle hien arrêtée , hien conclue ?...
DERMONT
Oui, La Médaille-, tu peux maintenant serrer les munitions. (Zrt Me'daille met le pied sur sa mèche , et Pe'ieint.)
Mad. DE GRASSEVILLE.
Ah ! J'en suis encore toute tremblante !... Un baril de poudre , mou frère !... Nous l'échappons belle !
LA MÉDAILLE , à Dermont.
Mon capitaine , puisqu'il n'y a plus de danger , il faut que l'armée se rafraîchisse. ( Il tire du vin du tonneau. )
RICHARDIKT.
Qne vois je?... Du vin !
LA MÉDAILLE
Et du Tokai , rien que ça.... Vous pouvez en juger.
RICHARDIN , à sa sœur.
Eh bien ! Madame , que direz-vous du tour qu'ils nous ont enccre joué là ?
Mad. DE GRASSEVILLE.
Ah ! mon frère !
DERMONT
Pardounez-uous cette folie.
SIDONIE
Je vous jure que ce sera la dernière.
Mad. DE GRASSEVILLE.
Vous avez beaa dire , Monsieur , un homme sage ne devroit pas épouser une folle.
DERMONT
Sidonie est aussi sage que moi.
Mad. DE GRASSEVILLE.
Ah ! Quelles fêtes ! Quelles têtes ! Croyez-moi , mon frère , retournons bien vite à Gastelnaudary.
HICHARDIN.
Oui , oui , ma sœur , à Castelnandary.