‹ Les médailles d'argilé; poèmesChapitre 102 sur 116 · CHEVALIER DE MALTE · texte numérisé non relu

CHEVALIER DE MALTE

Fier de sa haute race où l'écu se blasonne, Vairé de sable et d'or au lévrier passant, Le vieux père a voulu que les fils de son sang* Servissent au métier que son âg-e abandonne.

Mais le dernier, le fruit tardif de son automne, Cadet sans apanage et blondin presque enfant. Il veut que celui-là, si l'Eglise le prend, Porte l'épée au moins comme son nom l'ordonne.

Le temps est paresseux, sans guerre qui l'exalte ; Le double azur du ciel et de la mer de Malte Berça son long repos de moine et de soldat,

Car l'Ordre, comme aux jours d'Alger et de Lépante, N'arme plus pour la Foi la galère qui bat La barbaresque mer de sa rame coupante.

tes tassa:

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