‹ Les médailles d'argilé; poèmesChapitre 110 sur 116 · LES DEUX SŒURS · texte numérisé non relu

LES DEUX SŒURS

L'une tient à la main une fleur; l'autre penche Pour la mieux respirer sa tôte et l'on devine Que ce geste, à demi, qui la courbe et l'incline Fait plus ronde sa g"org-e et plus souple sa hanche.

Près d'elles, une source au rocher qui l'épanché Jaillit, qui dans son eau mire Hortense ou Pauline Et reflète en passant la fraîche mousseline Où l'une est toute rose et l'autre toute blanche.

En leur double portrait qui lentement s'écaille,

Souriantes, elles se tiennent par la taille

Et pensent aux absents qui les ont faites sœurs;

Leur double bracelet a les mêmes camées, Car elles ont ensemble éprouvé la douceur D'être toutes les deux en môme temps aimées.

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