‹ Les médailles d'argilé; poèmesChapitre 111 sur 116 · LA PENDULE DE PORCELAINE · texte numérisé non relu

LA PENDULE DE PORCELAINE

Le jardin rit au fleuve et le fleuve soupire Du regret éternel de sa rive qu'il fuit, La g-lycine retombe et se penche vers lui, Le lilas s'y reflète et le jasmin s'y mire.

Le liseron s'élance et le lierre s'étire; Un bouton qui g-ermait est corolle aujourd'hui ; L'héliotrope embaume l'ombre et chaque nuit Entr'ouvre un lys de plus pour l'aube qui l'admire;

Et dans la maison claire en ses tapisseries,

Une pendule de porcelaine fleurie

Contourne sa rocaille où l'Amour s'eng-uirlande,

Et tout le frais bouquet dont le jardin s'honore Survit dans le vieux Saxe où le Temps pour ofl'randp Grefl"e la fleur d'aryunt de son timbre sonore.

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