LE CENTAURE
Moi le Thessalien, Centaure, homme et cheval, J'ai bu le vin jailli de l'outre qu'on débouche ; La Nymphe à mon étreinte a crié, bouche à bouche, Et mon galop sonna sur les pierres du val^
Le glaive du héros, au Combat Nuptial,. Marqua mon poitrail fauve et ma croupe farouche, l'A l'Epouse aux yeux clairs dont j'ai tenté la couche Frôla sa toison nue à mon poil d'animal.
La Ménade en riant a bondi sur mon dos; L'org-ie en fleurs a peint de rouge mes sabots; Le Satyre me rit et le Faune m'honore,
Mais l'Amour maintenant me mène par la main,
Et tous deux, à pas lents, nous cherchons, à l'aurore,
La pâle centaurée et la pomme de pin.
78 LES MÉDAILLES d'aUGILE