‹ Les médailles d'argilé; poèmesChapitre 33 sur 116 · L'ALERTE · texte numérisé non relu

L'ALERTE

Prends la trompe de bronze et monte sur la tour. Une aurore de san^ à l'horizon hostile Empourpre le pavé, le fronton et la tuile Et sa lueur livide annonce un mauvais jour.

Penche-toi. A tes pieds s'élargit le contour Du haut mur ang-uleux qui protège la Ville, Et, saluant les dieux debout aux péristyles, D'un grand geste muet lève le buccin lourd.

Pour que l'alerte épande aux quatre coins du ciel Sa fanfare guerrière et son farouche appel, Gonfle ta joue et mords de la dent le métal;

Mai/savant qu'en l'airain ta voix éclate et crie, A plein souffle, et la bouche ouverte au vent natal, Respire autour de toi l'air pur de la patrie.

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