‹ Les médailles d'argilé; poèmesChapitre 37 sur 116 · LA VILLE · texte numérisé non relu

LA VILLE

Cette Ville bourdonne et vibre au soleil d'or. Sa rue est larg-e et claire et sa place est dallée ; Le vent des bois s'y mêle à la brise salée E( l'odeur des jardins à la senteur du port.

L'aurore la réveille et le couchant l'endort; On y chante, on y aime et la nuit étoilée Unit la chair suave à l'étreinte musclée, Car la femme est voluptueuse et l'homme fort.

Mais à chaque âtre où brûle en la cendre un tison,

Gomme pour rappeler hier à ceux qui sont,

Un lourd glaive suspend sa lame à quelque clou,

Et, fils d'une Cité que des héros ont faite, Devant le socle où rit la Victoire debout, Nul ne passe jamais sans retourner la tête.

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