‹ Les médailles d'argilé; poèmesChapitre 74 sur 116 · LE REGRET · texte numérisé non relu

LE REGRET

Le feuillag-e jauni tremble aux branches lassées Et la maison là-bas nous appelle au heurtoir, Et côte à côte ainsi nous "irons vers le soir Où marchent devant nous nos heures enlacées.

Au reflet du cristal comme aux sources g-lacces, Que le temps douloureux ou doux me fasse voir Son rire à la fontaine ou sa ride au miroir, Ton souvenir se mire à toutes mes pensées.

L'automne les disperse aux routes de la vie ; L'écorce se desquame et l'arbre s'exfolie Et la ramure oscille au souffle qui l'émeut;

Et ses feuilles, au vent qui les parsème inertes, Emportent, çà et là, chacune comme un peu Du murmure amoindri de la cime déserte.

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