LE REGRET
Le feuillag-e jauni tremble aux branches lassées Et la maison là-bas nous appelle au heurtoir, Et côte à côte ainsi nous "irons vers le soir Où marchent devant nous nos heures enlacées.
Au reflet du cristal comme aux sources g-lacces, Que le temps douloureux ou doux me fasse voir Son rire à la fontaine ou sa ride au miroir, Ton souvenir se mire à toutes mes pensées.
L'automne les disperse aux routes de la vie ; L'écorce se desquame et l'arbre s'exfolie Et la ramure oscille au souffle qui l'émeut;
Et ses feuilles, au vent qui les parsème inertes, Emportent, çà et là, chacune comme un peu Du murmure amoindri de la cime déserte.